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Deux zones supplémentaires nouvellement classées en zones vulnérables

Une nouvelle carte de révision des zones vulnérables a été diffusée sur le site internet de la DREAL du bassin Loire Bretagne. La surface des territoires sensibles devrait s'étendre.

Carte des zones vulnérables révisées en 2025

Les zones vulnérables s'étendent en Haute-Loire

Une révision des zones vulnérables sur l'ensemble du bassin Loire-Bretagne est en cours, la Haute-Loire va probablement voir ses zones vulnérables s'étendre avec l'introduction de 2 nouvelles zones classées, l'extension d'une zone déjà classée, et un seul déclassement. Les deux zones qui entrent en zones vulnérables concernent les communes de Mézères-Rosières-Beaulieu-Chamalières ainsi que celles de Montfaucon-Tence-Lapte-Montregard-Raucoules. La commune de Lubilhac est concernée par une extension de zone sur la Vendage. Enfin, notre territoire connaît un seul déclassement, celui d'Espalem, pour le secteur du ruisseau du Saduit.

Refus catégorique de la profession agricole

La FDSEA et les JA de Haute-Loire refusent catégoriquement ce nouveau zonage : 

« il est hors de question que ce nouveau zonage s’applique. Une fois encore l’administration Française met en place des entraves à l’agriculture du département puisque deux zones supplémentaires sont nouvellement classées. 

Lire aussi : Nouvelle concertation sur les zones vulnérables : la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes plaide pour le bon sens

"Rosières, Mézères, Beaulieu et Chamalières Sur Loire ont été classées à la suite d’une analyse sur le Ran ; Lapte, Montfaucon, Montregard, Raucoules et Tence suite à des analyses sur le ruisseau de Brossette. Lubilhac est ajoutée, quant à elle, à la zone concernant le bassin versant de la Vendage. Ce classement a des conséquences lourdes pour les exploitations agricoles, en effet, la première mesure concerne la mise aux normes des capacités de stockage des fosses qui doivent être augmentées de manière significative (environ 6 mois). S'ajoute une restriction de période d’épandage, un plan de fumure et cahier d’enregistrement et des conditions particulières d’épandages... ».

Les deux syndicats programment une réunion d’information le 16 septembre prochain à destination des agriculteurs des zones concernées. 

 

Zoom sur...

«Une mauvaise nouvelle» pour Gilles Tempère

Suite à cette dernière révision des zones vulnérables en Haute-Loire, l'exploitation agricole de Gilles Tempère, par ailleurs vice-président du syndicat FDSEA de Rosières et représentant de commune de Mézères, fait partie de l'une des deux nouvelles zones qui ont été classées (communes de Mézères-Rosières-Beaulieu-Chamalières). Pour cet agriculteur, 

« c'est une mauvaise nouvelle car ce classement engendre des contraintes supplémentaires pour les éleveurs avec des restrictions plus importantes sur les dates d'épandage et sur les capacités de stockage d'effluents... ». 

Il conteste par ailleurs la méthode de classement qui est utilisée par l'administration pour procéder au classement : « La détermination des zones se base sur 2 analyses effectuées en 2022 ; à Beaulieu, sur le Ran (ruisseau), la mesure du mois d'octobre a donné un excellent résultat avec une mesure  de nitrates de 1.1 mg/L et une mesure de 19 mg/L (juste 1 point au-dessus de la norme) en décembre 2022. C'est donc à partir de ces deux uniques résultats, et de surcroît plutôt anciens, que nous avons été classés en zone vulnérable ! Cela me paraît insuffisant ; c'est pourquoi nous réclamons l'utilisation d'une autre méthode de calcul ». Il faut aussi selon lui tenir compte de la météo qui impacte le résultat des prélèvements : « En 2022, année de basse pluviométrie, la dilution des cours d'eau étant moindre, les résultats d'analyses nitrates s'en sont trouvés forcément dégradés. Il faudrait aussi prendre en compte l'impact du fonctionnement des stations d'épuration dont les rejets ne sont probablement pas neutres dans nos cours d'eau... ». Et d'ajouter : 

« En Haute-Loire, on ne fait pas de monoculture, c'est de la polyculture/élevage avec des rotations de cultures. Les risques de pollution agricole sont donc bien moindres. De plus, la majorité de nos sols sont peu filtrants et ont une bonne capacité de rétention ».

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