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Récompense
Deux retours à la terre au féminin, récompensés

Le prix de l’installation des femmes en agriculture 2013 récompense Dominique Rives, installée en Gaec sur le causse Méjean en productions ovines et Florence Lauriol au titre de la diversification agricole en Cévennes.

La remise du prix de l’installation des femmes en agriculture avait lieu le14 janvier sur l’exploitation de Dominique Rives, lauréate du prix « élevage ». Dominique est installée avec son frère Hervé au sein du Gaec des Marronniers à Valbelle, sur le causse Méjean, commune de Florac. Florence Lauriol, chef d’exploitation à Saint-Germain de Calberte, lauréate du prix « diversification agricole » était également présente.

Les deux jeunes femmes se sont vues remettre un chèque de 1 000 € par le préfet de la Lozère, Guillaume Lambert. Ce dernier était accompagné de la sous-préfète de Florac, de René-Paul Lomi, directeur départemental des territoires, de Sophie Boudot directrice adjointe de la DDCSPP et de Sophie Pantel, déléguée aux droits des femmes et à l’égalité.

Le préfet a rappelé les efforts entrepris par le gouvernement pour aller vers l’égalité homme femme et la mixité des métiers.

« En agriculture, où le renouvellement est difficile, la profession se donne davantage de chance en s’ouvrant aux femmes. Le fait que la chambre d’agriculture soit présidée en Lozère par une femme est un beau symbole (NDLR : Christine Valentin, également la seule à siéger à l’assemblée permanente des chambres d’agriculture). La marche vers la mixité, ce sont aussi les progrès introduits par la mise en place du Gaec entre époux. Et ces progrès vont être renforcés par la loi d’avenir pour l’agriculture qui a pour objectif de clarifier la notion de transparence des Gaec. Plutôt que d’apporter des surfaces supplémentaires pour entrer dans un Gaec, demain, il pourra s’agir de valeur ajoutée » a conclu Guillaume Lambert.


Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1243 du jeudi 23 janvier 2014, page 4.

Un contrat de mixité pour le service de remplacement

Cet après-midi consacré aux femmes en agriculture a également été l’occasion de présenter le contrat de mixité signé en 2013 par le service de remplacement en agriculture.

Le contrat de mixité mis en place par l’État a pour objectif l’embauche, l’accompagnement ou la promotion d’une salariée sur un métier ou une qualification jusqu’à présent peu féminisée. En Lozère, sur trois contrats signés l’an dernier, l’un d’entre eux concerne le service de remplacement en agriculture. Il porte sur la formation aux postes d’agent de remplacement de deux jeunes femmes, Anne Catzeflis et Aurélie Clergue, embauchées en CDI.

Comme l’explique Serge Sylvain, président du service de remplacement, « ce service est une bonne école pour qui veut découvrir le métier. Notre volume d’activité s’élève à 15 ETP avec trois CDI concernant deux femmes.

Malgré l’évolution des mentalités, la première entrée d’une femme sur une exploitation reste plus difficile. Les réticences portent sur la force physique, la conduite de matériel agricole ou la manipulation des animaux. Les femmes pourtant, savent s’adapter. En matière de sécurité au travail, elles sont plus prudentes que les hommes. Vis- à vis des animaux, elles développent davantage de pédagogie. Et ça marche ! »

Grâce au contrat de mixité, Anne et Aurélie bénéficieront de trente jours de formation chacune financés en partie par l’État qui apporte 5 382 € (50 % des coûts pédagogiques et 30 % de la rémunération du salarié pendant la formation).

Et comme l’explique Aurélie, présente sur le causse, « titulaire d’un BTS agro alimentaire à Rodez, j’ai souhaité revenir vers le monde agricole. Après une licence pro en élevage, j’ai d’abord travaillé au Laboratoire départemental d’analyse puis au service de remplacement. Cet emploi me permet d’évoluer dans un monde que j’aime avec les avantages du salariat. Non, la conduite d’engin agricole ne me fait pas peur, pas plus que la manipulation des bêtes. C’est d’ailleurs au sein des exploitations laitières que je me sens le plus à mon aise ! »

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