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Deux opérations immobilières structurantes au Lioran et ex-Haras

La collectivité va acquérir l’ancien bâtiment du centre d’incendie et secours du Lioran et retrouver la propriété de 13 hectares à Aurillac sur l’ancien site des Haras.

Une session de rentrée globalement consensuelle malgré le contexte pré-électoral.
Une session de rentrée globalement consensuelle malgré le contexte pré-électoral.
© P.O.

C’est une session de rentrée studieuse, somme toute sereine et globalement consensuelle qui s’est tenue vendredi au Conseil départemental. Pourtant, le contexte, pré-électoral et en pleine semaine de mobilisation des Départements (ADF), aurait pu laisser présager davantage de passes d’armes, sans doute remises au prochain débat d’orientations budgétaires en novembre. Vendredi, c’est donc à l’unanimité, saluée par le président Descœur, qu’a été votée la quinzaine de dossiers soumis à l’avis des conseillers départementaux, notamment deux projets immobiliers.

Une opportunité pour l’aménagement du Lioran

Le premier concerne l’acquisition par la collectivité départementale de l’école départementale (Édis) et du centre d’incendie et de secours (CIS) construits en 2007 dans la station du Lioran. Un détachement opérationnel permanent imposé alors par le gouvernement après l’incendie au tunnel du Mont Blanc et auquel l’État avait dû consacrer un peu plus de 3 M€. Une obligation devenue caduque moins d’une décennie plus tard, laissant le bâtiment désaffecté et motivant la décision de l’État et du Sdis de céder cet ensemble estimé à 1,43 M€ par la DDFip(1). Un montant à mettre en rapport des 1,25 M€, fruit de la cession du village de vacances jusqu’alors propriété du Conseil départemental. Cette opération immobilière permettrait de relocaliser et centraliser dans l’ancien bâtiment du Sdis (1 700 m2) tout ou partie des activités du syndicat mixte de la Saem Super-Lioran (dans un premier temps, les ateliers techniques) ainsi que des logements de saisonniers, libérant ainsi par ailleurs, au cœur de la station, un certain nombre d’espaces et locaux. Une opération en cascade jugée intéressante pour poursuivre la stratégie de développement de la station, avec l’idée, par exemple, d’installer une salle hors sac pour les scolaires et groupes, ce qui, par ricochet, libérerait les parkings proches dédiés aux bus.

 

Vers un pôle équestre départemental

Autre “bonne affaire” pour le Département, qui découle néanmoins du départ acté des Haras du site aurillacois : le retour dans son giron d’un peu plus de 13 hectares, jadis mis gracieusement à la disposition des Haras pour un usage exclusif d’activités d’équestres avec une clause de retour le cas échéant. Une clause résolutoire qui montre aujourd’hui toute sa clairvoyance puisque le Conseil départemental va récupérer, sans débourser un centime, la propriété de ces parcelles situées de part et d’autre de l’avenue de Julien ainsi que des constructions édifiées par l’État sur le site des Haras (boxes des chevaux, manège couvert, maison du directeur...). Si, momentanément, ces terrains seront laissés à la disposition de l’IFCE(2), l’objectif du Département, en lien avec la Caba et la Ville d’Aurillac, est bien de donner corps à un vieux serpent de mer : un pôle équestre ambitieux et structurant à vocation départementale, associant l’école départementale d’équitation, prochainement inaugurée, et l’hippodrome, le tout en maintenant sur site un service original promouvant le cheval de travail. “La balle est dans notre camp”, a lancé Vincent Descœur, estimant que cette réflexion se devait d’associer les éleveurs. Toujours au chapitre immobilier, il a aussi été question de la concrétisation d’un pôle routier sanflorain sur le site de Volzac. Un site de près de 19 300 m2 qui a vocation à regrouper l’agence, l’antenne, le centre routier et l’annexe du parc et à mettre fin “à l’anarchie complète et aux mauvaises conditions de travail des agents des routes”, a confié le président. Le Département va prochainement se porter acquéreur de ce terrain viabilisé et lancer les études de maîtrise d’œuvre pour la construction de 3 445 m2 de locaux (coût total estimé du pôle : 6,5 M€, hors foncier).

(1) Direction départementale des finances publiques. (2) Institut français du cheval.

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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