Aller au contenu principal

Deux élevages bovins du Puy-de-Dôme déclarent des foyers de FCO-3

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture en date du 31 juillet, 1117 foyers de FCO de sérotype 3 et 1060 foyers de FCO de sérotype 8 ont été recensés en France depuis le 1er juin. Depuis la semaine dernière, deux foyers de FCO-3 du Puy-de-Dôme viennent grossir ces chiffres. 

Le ministère de l'Agriculture recommande à tous les éleveurs de ruminants de vacciner leurs animaux pour limiter l'expansion de la maladie.
Le ministère de l'Agriculture recommande à tous les éleveurs de ruminants de vacciner leurs animaux pour limiter l'expansion de la maladie.
© Réussir

Dans un communiqué du 1er août, le ministère de l’Agriculture explique qu'en raison des « conditions météorologiques estivales », le nombre de foyers de FCO est en « forte augmentation ». L'activité « actuellement plus importante » des culicoïdes, les insectes piqueurs vecteurs de la fièvre catarrhale ovine, est corrélée à la multiplication des foyers. 

Jusqu'ici épargné, le Puy-de-Dôme a déclaré ces deux premiers foyers de FCO-3, la semaine dernière. 

À l'échelle nationale, le nombre de foyers de la FCO 8 « est comparable à celui de l’an passé » soutient le ministère. En revanche pour la FCO 3, le sérotype n’était pas encore présent en France à cette période l'an passé et le nombre de foyers « augmente rapidement ». 

 

La vaccination contre la FCO, un protocole efficace dont les éleveurs de ruminants doivent se saisir

Dans son communiqué, le ministère de l’Agriculture invite les éleveurs de ruminants « à vacciner leurs animaux contre ces deux sérotypes de la FCO ».

Concernant la FCO 8, le ministère annonce l’ouverture à l’ensemble des élevages d’ovins des commandes de vaccins qui sont pris en charge par l’Etat. Les éleveurs qui le souhaitent sont invités à se rapprocher de leur vétérinaire sanitaire. 

Pour la vaccination des bovins contre la FCO 8 et des ovins et bovins contre la FCO 3, le ministère explique que l’achat de doses « peut se faire sur le marché privé auprès du vétérinaire sanitaire ». 

La vaccination est fortement recommandée, même pour les exploitations déjà touchées par le virus. 

« Le vaccin peut permettre de protéger la partie du troupeau qui n'est pas encore infectée », et permet de réduire l’excrétion virale et les symptômes des animaux en incubation, affirme le ministère de l’Agriculture

À lire aussi : Les culicoïdes, les insectes vecteurs de la FCO et la MHE

Une aide du GDS du Puy-de-Dôme pour les éleveurs ayant vacciné avant l'arrivée des doses gratuites

Les éleveurs ovins ayant vacciné leurs animaux contre la FCO-8 et la FCO-3, avant l'ouverture de la vaccination gratuite par le gouvernement, peuvent bénéficier d'une aide mise en place par le GDS63 et le Conseil départemental

Le conseil d’administration du GDS63 a voté, pour l’année 2025, une aide départementale, portée par la caisse d’entraide ovine du GDS 63 (enveloppe de 50 000 €) et le Conseil départemental (enveloppe de 13 000€) :

- Une aide rétroactive pour les vaccinations FCO-8 déjà réalisées (facture à envoyer au GDS63). Les vaccinations FCO-8 réalisées avant la prise en charge nationale (campagne 2025) sont éligibles à l’aide : 0,75 € par brebis cotisante

- Une aide financière pour la vaccination FCO-3 (facture à envoyer au GDS63) : 0,75 € par brebis cotisante pour la vaccination FCO-3 pour toute l’année 2025

Pour être éligible à l'aide à la vaccination du GDS63, il faut : 

- Être détenteur d’ovins dans le département du Puy-de-Dôme.

- Être adhérent au GDS63 pour les campagnes 2024 et 2025.

- Avoir rempli le formulaire du Conseil départemental pour les éleveurs professionnels (à demander au GDS)

- Fournir une facture d’achat de vaccins.

Pour la FCO-8 : seules les vaccinations réalisées avant le 18/07 (date d’ouverture de commande des vaccins sur Calypso), c’est-à-dire avant la prise en charge par l’État, sont éligibles à l’aide départementale

Le montant de l’aide est de 0,75 € par brebis cotisante et par vaccin (FCO-3 et/ou FCO-8). Soit jusqu’à 1,50 € par ovin vacciné si les deux sérotypes ont été administrés.

Il n’est pas obligatoire d’avoir réalisé la double vaccination pour bénéficier de l’aide (mais elle est fortement recommandée pour une meilleure protection du troupeau).

Pas de cumul possible avec d’autres indemnisations (ex. : vaccins FCO-8 gratuits fournis par l’État à partir de juillet 2025).

Les éleveurs non-professionnels, qui n’ont pas de N° SIRET, ne peuvent pas bénéficier de l’aide du Conseil départemental mais pourront être soutenus par la Caisse d’Entraide Ovine.

 

 

 

Les plus lus

Quand les incohérences fragilisent l’agriculture

Pour la FDSEA de la Creuse, remettre de la cohérence dans les décisions publiques est devenu une urgence absolue.

Depuis le 19 janvier, Murat retrouve un cabinet vétérinaire

Emma Mondy et Alexis Ferrières viennent de s’installer à Murat, en sortie de ville pour soigner les animaux de compagnie. Un…

Limagrain construit le plus grand magasin de semences d'Europe à Ennezat

Annie Genevard a posé aux côtés de Sébastien Vidal, président de Limagrain, la première pierre du projet Athenza, doté de 200…

Des brunes au pré
Lait : Le prix fond comme neige au soleil

En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’…

Latuka Maituku, Aurillac pour port d’attache

Après avoir fait les belles heures du Stade aurillacois auquel il est toujours resté fidèle, l’ex troisième ligne Latuka…

Élevage allaitant : « Le Puy-de-Dôme est avant tout un département de naisseurs, pas d'engraisseurs »

David Chaize, président de la section bovine du Puy-de-Dôme, répond à 3 de nos questions avant l'ouverture du Congrès de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière