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Luzerne
Déshydratation de luzerne du Velay : agriculteurs, engagez-vous !

Le projet de déshydratation de luzerne du Velay avance. Les agriculteurs intéressés sont invités à s’engager dès à présent dans l’aventure.

A Nolhac, l'usine chargée de déshydrater la luzerne sera 
dimensionnée pour traiter environ 1000 ha de luzerne.
A Nolhac, l'usine chargée de déshydrater la luzerne sera
dimensionnée pour traiter environ 1000 ha de luzerne.
© © DR

Le projet de déshydration de luzerne par cogénération né de la réflexion du comité de développement du Velay volcanique et de la Chambre d’agriculture de Haute-Loire, se précise.
Le projet repose sur l’utilisation de la chaleur produite par l'entreprise de cogénération Cogevelay* sur la zone artisanale de Nolhac à St Paulien, pour déshydrater la luzerne produite par des agriculteurs situés dans un rayon d’environ 30 km autour de Nolhac.
Jean-Christophe Maury, en charge du projet de déshydraryion de Luzerne à la Chambre d’agriculture, apporte quelques précisions sur la prestation qui sera proposée aux agriculteurs : «La prestation comprendra la récolte, le transport à l'usine, la déshydratation et le conditionnement en balles (luzerne brins longs). L'objectif de prix est de 110 €/t de fourrage sec récupéré. La traçabilité de la matière sera assurée par l'usine. Chacun pourra récupérer sa propre luzerne, y compris celle conduite en agriculture biologique».


Un minimum de 2 ha de luzerne à engager
L'usine chargée de déshydrater la luzerne sera dimensionnée  pour traiter environ 1000 ha de luzerne. Tout agriculteur qui adhèrera à ce projet devra engager une surface minimum de 2 ha. «Un agrément des parcelles à engager sera effectué en amont de la première récolte» indique Jean-Christophe Maury.
La structure qui aura en charge la déshydratation de la luzerne se présente sous la forme d’une SAS, «une structuration juridique qui permet d’assurer un fonctionnement démocratique équivalent à celui d'une coopérative tout en permettant de travailler en prestation de service pour des tiers non coopérateurs (notamment en phase hivernale)».
Pour finaliser le projet, avec le soutien de la Chambre d'Agriculture de Haute-Loire, une association de préfiguration de la déshydratation a été créée. «Outre une cotisation symbolique de 10€, nous demandons aux agriculteurs qui souhaitent s’impliquer dans ce projet, un prêt (de 50€/ha) engagé pour financer la première souscription du capital de la SAS Déshydratation du Velay. L'argent récolté par l'association donnera du sens à la SAS. Plus nous serons nombreux dès cette phase, plus notre projet sera appuyé par les différents partenaires : Etat, financeurs, partenaires commerciaux, banques. Si le projet se réalise, bien entendu après vous avoir informé plus en détail, cet argent viendra se soustraire à la mobilisation du capital de la SAS. Si éventuellement ce projet ne venait pas à son terme, les responsables de l'association s'engagent à vous restituer cette somme» explique Jean-Christophe Maury.
L’usine de déshydratation devrait entrer en fonctionnement au cours de l’été 2015.


Véronique Gruber


* Entreprise qui fabrique de l’électricité et de la chaleur à partir de l’exploitation de plaquettes forestières à l’aide d’une technologie de chaudière couplée à une turbine vapeur.

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