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Des vaccins disponibles pour la vaccination de votre cheptel souche

© DGAL

Au 8 avril, la situation sanitaire est la suivante : depuis le 11 septembre 2015, 237 foyers ont été identifiés avec cette semaine un premier foyer dans le Doubs, la Haute-Saône et la Haute-Marne, ce qui induit une modification de la Zone Réglementée (ZR) (cf. carte).

Une vaccination de votre cheptel souche qui peut démarrer dès cette semaine
Le CNOPSAV (Conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale) spécial FCO, réuni à Paris le 6 avril, a indiqué que la vaccination des cheptels pour lesquels les GDS ont enregistré une commande peut démarrer dès cette semaine. Pour rappel, deux modalités de mise à disposition du vaccin existent (cf. article du 11/03/2016).
Pour les broutards, un quota est attribué à chaque cheptel allaitant, la DDCSPP a transmis les éléments à chaque vétérinaire sanitaire qui intervient directement sur votre demande.
Pour tous les autres animaux (cheptels souches bovins et ovins, rassemblements, estives…), vous avez reçu un courrier avec bon de commande mi-mars.

Pour les commandes transmises à GDS Creuse avant le 31 mars, rapprochez-vous de votre vétérinaire sanitaire
Les demandes reçues au 31 mars ont été fournies à la DGAl, à la DDCSPP et à chaque vétérinaire sanitaire qui va commander les doses de vaccin correspondantes. Si vous êtes concernés, rapprochez-vous de votre vétérinaire sanitaire, vous pouvez effectuer ou faire effectuer la vaccination de votre cheptel souche dès maintenant. Au niveau national, les besoins enregistrés par GDS France au 1er avril sont de 870 000 doses.

Les étapes suivantes : 15 avril et 2 mai
Les dates suivantes de fournitures de fichiers de commandes à la DGAl sont les 15 avril et le 2 mai. Donc, si vous nous avez transmis votre bon de commande après le 31 mars, contactez votre vétérinaire sanitaire à partir du 15 avril. Si vous souhaitez protéger votre cheptel de souche et que vous n’avez pas encore retourné votre bon de commande à GDS Creuse, faîtes-le rapidement. Rappelons que le vaccin est pris en charge par l’État.

Une population séronégative, un risque clinique important
Ce CNOPSAV a fait le point sur la surveillance sérologique mise en place en début d’année, elle montre que moins de 20 % de la population bovine est immunisée. Vu que le virus est quasi identique à celui de 2008, il est probable que la maladie prenne toute son ampleur dès cet été. Comme GDS Creuse, le CNOPSAV recommande donc de vacciner les cheptels pour les protéger.

Des précisions sur les échanges avec l’Espagne
Dans le cadre du protocole franco-espagnol du 1er avril, les mouvements de bovins, d’ovins et de caprins en provenance des zones réglementées françaises pour le sérotype 8 et espagnoles pour les sérotypes 4 ou 1-4 sont autorisés si :
- les animaux sont vaccinés contre les sérotypes correspondants et proviennent d’un troupeau vacciné (dans le cadre des échanges, un troupeau est considéré comme vacciné 60 jours après la vaccination par votre vétérinaire sanitaire de tous les animaux de plus de trois mois) ; pour les animaux de moins de 70 jours, ils sont nés d’une femelle vaccinée,
- ou les animaux ont été désinsectisés avant leur expédition pendant une période d’au moins 14 jours et ont été soumis au moins 14 jours après le commencement de la protection contre les vecteurs à une analyse PCR avec résultat négatif. L’État prend en charge les analyses PCR pour les veaux de moins de 70 jours jusqu’au 30 juin 2016.
Cependant, la signature d’un protocole n’empêche en rien la réalisation des envois aux conditions du règlement CE, à savoir, notamment, les animaux vaccinés sont éligibles aux échanges à compter d’un délai de 60 jours après la fin de la primovaccination sans exigence de vaccination du cheptel.

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