Aller au contenu principal

Des spécificités que la FNSEA a rappelées au Premier ministre

Dans le cadre de la réforme du code du travail engagée par le nouveau gouvernement, la FNSEA a demandé et obtenu, le 31 mai, un rendez-vous avec le premier ministre Édouard Philippe à qui elle a rappelé les particularités à prendre en compte pour l’emploi agricole.

© Actuagri

« Les entreprises agricoles ont des spécificités, ce sont souvent de très, très petites entreprises » qui représentent 160 000 employeurs, pour une moyenne de 1,6 salarié, a souligné Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, à la sortie de son rendez-vous avec le premier ministre Édouard Philippe le 31 mai. Ce dernier a reçu pendant une semaine les différents partenaires sociaux en vue de la réforme du code du travail, chantier prioritaire du nouveau gouvernement. La FNSEA, reconnu comme syndicat représentatif des employeurs de main d’œuvre, a évoqué le sujet du compte pénibilité, sur lequel Christiane Lambert veut « une amélioration, car très souvent, le salarié effectue les mêmes tâches que le chef d’exploitation ». Un chef d’exploitation qui doit gérer toutes les complexités administratives : « avec 1,6 salarié en moyenne, il n’y a pas de DRH dans les exploitations », rappelle la présidente de la FNSEA. La question des saisonniers, nécessaires à l’activité agricole et dont le statut ne doit pas être confondu avec le CDD, a également fait partie de la discussion.
Coût du travail
Cependant, c’est surtout dans le coût du travail que la FNSEA voit l’un des leviers principaux pour permettre à l’agriculture française de mieux surmonter les crises récurrentes. En France, il est de 13 euros de l’heure, contre 8,40 euros en Allemagne et 6,80 euros en Espagne, du fait de charges sociales élevées. « Or, nous sommes dans un marché européen, et c’est pénalisant pour les secteurs très employeurs de main d’œuvre », comme le maraîchage ou l’arboriculture, des filières où davantage d’entreprises mettent la clé sous la porte, déplore Christiane Lambert. Dans ces secteurs, le coût du travail peut représenter jusqu’à 65 % des charges d’exploitation. C’est pourquoi « nous avons aussi parlé d’harmonisation européenne », sur le coût du travail mais également sur les normes, ajoute Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA et responsable de la commission Emploi au sein de l’organisation. Christiane Lambert, qui estime avoir reçu « une bonne écoute », indique que la FNSEA devrait à nouveau rencontrer le premier ministre pendant l’été. Le gouvernement souhaite en effet avancer rapidement sur ce sujet du travail, avec une présentation du projet de loi fin juin en conseil des ministres, un vote au Parlement fin juillet et l’adoption d’ordonnances en septembre.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière