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« Des solutions existent, mais que fait le ministre ? »

De gauche à droite : Pascal Lerousseau, Patrick Bénézit et Michel Joly.
De gauche à droite : Pascal Lerousseau, Patrick Bénézit et Michel Joly.
© S. Chatenet

Les éleveurs du grand bassin allaitant réclament l’accélération des demandes de certificats sanitaires, indispensables pour dégager le marché du broutard. Mais a priori le ministère n’a pas saisi l’urgence de la situation. Explications avec Pascal Lerousseau, coordinateur du Berceau des races à viande.

Quel est l’enjeu actuellement sur le marché du maigre ?
Nous sommes clairement face à une situation inédite depuis vingt ans. Jamais les éleveurs n’ont été confrontés à des cours aussi bas. Le plus grave, c’est que cette baisse tend à s’amplifier. Le climat est délétère dans les campagnes, et la colère est d’autant plus grande que la situation est loin d’être inéluctable. La perte de têtes exportées vers le marché italien n’est en effet pas une fatalité. La profession s’est mobilisée pour trouver de nouveaux débouchés. Le problème aujourd’hui, c’est que la France est incapable d’honorer de nouveaux contrats, faute d’avoir négocié les certificats sanitaires et les cautionnements nécessaires à l’exportation.

Qu’attendez-vous du Ministre ?
Qu’il apporte enfin des réponses tangibles en négociant sans attendre des certificats sanitaires et des cautionnements auprès des pays importateurs. Par ailleurs, la France doit absolument obtenir de l’Europe l’activation des mesures de dégagement de marché tant sur le gras que sur le vif. Il en va de la survie de nombreuses exploitations d’élevage.

Envisagez-vous des actions dans les jours à venir ?
Des délégations d’éleveurs vont s’inviter dans l’ensemble des préfectures du grand Massif central de manière concomitante, jeudi 29 septembre, de manière à porter ce message de fermeté auprès des représentants de l’État.

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