Aller au contenu principal

Des pneus agricoles adaptés pour plus d'efficacité et de sécurité

Le 17 octobre, une journée spéciale autour du pneu était organisée par le réseau Cuma au lycée de Brioude- Bonnefont. Tests et conseils pour adapter et préserver ses pneus agricoles et pour travailler en sécurité.

Deux systèmes de freinage ont été mis à l'épreuve : les double ligne hydraulique et pneumatique sur des ensembles "tracteurs-remorques" de même poids total roulant.
Deux systèmes de freinage ont été mis à l'épreuve : les double ligne hydraulique et pneumatique sur des ensembles "tracteurs-remorques" de même poids total roulant.
© HLP

Parce que les pneumatiques doivent faire l'objet de la plus grande attention de la part des agriculteurs, qu'ils se trouvent dans les champs, sur des chemins ou sur la route, cette année la FDCuma de Haute-Loire a choisi de traiter cette thématique à l'occasion de sa journée départementale organisée le 17 octobre en partenariat avec le réseau Cuma Auvergne Rhône-Alpes, l'entreprise Michelin et le lycée de Brioude-Bonnefont. 5 Cuma du secteur (Cuma de l'Impériale, des 4 Horizons, du Courgoux, d'Espalem et de la Vendage) avaient mis à disposition du matériel pour l'occasion.

Pneumatiques et tassement de sol

"Dans le contexte d'humidité où nous nous trouvons cette année, nous faisons face à des problèmes de tassement de sol sur nos terrains, c'est pourquoi nous avons jugé utile de traiter des pneumatiques" a indiqué le président de la FDCuma, Christophe Boissière. Stéphane Boudon, administrateur au sein du réseau cuma départemental, insiste sur les multiples impacts des pneumatiques : ces derniers "ont un impact environnemental, agronomique et économique à l’échelle de l’exploitation. De nos jours, le prix de tout ce qui est consommable étant en constante augmentation, il faut veiller à les préserver en adaptant leur pression, ce qui permet à la fois de limiter l'usure des pneus et la consommation de carburant. Cette journée est également orientée sur la sécurité avec des ateliers distances de freinage, charge à l'essieu...". Il s'agissait aussi de communiquer sur l'intérêt de travailler en Cuma "avec du matériel performant et proposé à un coût moindre puisqu'il est partagé" comme le souligne Stéphane Boudon. 

La journée, qui a attiré deux classes de l'ISVT et des étudiants en filière agro-équipement du lycée de Bonnefont, proposait 4 ateliers : l'impact de la pression des pneus sur la vie du sol ; effets de la pression des pneus agricoles avec Michelin ; deux systèmes de freinage à l'essai ; un banc d'essai moteur.

Le travail du sol induit un tassement de ce dernier. Or, une solution agronomique peut aider les agriculteurs à limiter cette action mécanique des pneus. Patricia Tyssandier, conseillère productions végétales à la Chambre d'agriculture, a expliqué la marche à suivre : "Au-delà d'un tassement profond (20 cm) et persistant, il est possible d'implanter une culture à racines profondes et pivotantes (de type Colza, radis, luzerne...) ; elle cassera la structure du sol compactée et lui permettra de retrouver sa fertilité. La présence de vers de terre, l'infiltration de l'air et de l'eau étant les bases du fonctionnement de la terre et d'un potentiel de rendement optimisé".

Optimiser la pression des pneus

L'entreprise Michelin proposait d'observer l'impact de la pression des pneumatiques sur le sol. "En optimisant la pression, on peut optimiser le tracteur, ses performances, et réduire le tassement des sols. Dans l'idéal, les agriculteurs devraient adapter la pression des pneus en fonction de la nature du sol emprunté (route, chemin, champ) ; on adapte la pression en fonction de la vitesse d'utilisation du tracteur et de la charge que portent les pneumatiques. Ainsi, dans les champs, l'objectif c'est d'avoir la pression la plus basse possible en vue d'obtenir une empreinte au sol la plus large possible et mieux répartir la charge " explique Yann Loubeyre, responsable développement de comptes chez Michelin. En matière de pneus agricoles, les agriculteurs ont le choix entre différentes dimensions et technologies de pneumatiques (standard, basse pression). Prenons l'exemple de la technologie UtltraFlex de Michelin "qui permet de réduire la pression jusqu'à 40 % par rapport aux pneus standards tout en supportant les mêmes charges". 

Alors que la réglementation s'apprête à évoluer à partir du 1er janvier 2025*, une démonstration a permis d'observer l'efficacité de deux systèmes de freinage à double ligne hydraulique et pneumatique sur des ensembles "tracteurs-remorques" de même poids total roulant. Les résultats des tests allaient plutôt en la faveur de la double ligne pneumatique dont la distance de freinage était visiblement moins importante. À titre d'information, dans un article paru en avril 2024, le média des cuma, Entraid, indique qu'environ "90% des véhicules traînés en service en France sont équipés de simple ligne hydraulique. Et entre 70 et 90% des remorques neuves vendues sont en simple ligne hydraulique". Les agriculteurs risquent donc d'être confrontés à un véritable casse-tête en raison de l'incompatibilité entre les simples et doubles lignes. 

Sur le banc d'essai tracteurs de la FRCuma, la société S2A testait les performances réelles des tracteurs dans l'objectif d'en maîtriser leur consommation. La réglementation routière faisait par ailleurs l'objet d'un rappel auprès des participants à cette journée. 

* Au 1er janvier 2025, les véhicules traînés neufs comme les remorques, épandeurs, plateaux… (catégorie « R ») mais aussi tractés comme les semoirs, pulvérisateurs, presses à balles rondes ou carrées, … (catégorie « S ») devront être équipés d’un freinage en double ligne. 

 

 

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière