Aller au contenu principal

Des percherons au pays du Soleil Levant

Monsieur Tachibana recherchait des chevaux pour la boucherie. Au Japon la viande de cheval est un mets de choix consommé en sushis.
Monsieur Tachibana recherchait des chevaux pour la boucherie. Au Japon la viande de cheval est un mets de choix consommé en sushis.
© AM

Le syndicat des éleveurs de chevaux de trait de la Creuse organisait le 31 mai dernier à Chénérailles, son concours de pointage, suivi d’un concours de modèles et allures ouvert aux poulains et pouliches de deux ans. Un concours qui a pris un air un peu particulier, car en cette occasion, le syndicat recevait une délégation japonaise et chinoise pour faire découvrir les meilleurs spécimens des races équines creusoises.
Il n’est pas commun de voir des acheteurs des pays d’Extreme-Orient venir en Creuse pour regarder et s’intéresser de près aux chevaux de trait creusois.
Pour la présidente du syndicat des éleveurs creusois Nicole Dohey « c’est une bonne opportunité qui se présente à nous, maintenant, nous devons démontrer que nous avons  exactement les produits souhaités pour répondre à la demande de nos hôtes ! ».
L’objectif de ces visiteurs venus d’Asie était avant tout de rechercher des animaux pour différentes finalités. Pour la chinoise venue de Pékin Mme Weintao Du, sa recherche s’orientait davantage vers des chevaux destinés au spectacle et à l’élevage. Les étalons de race percheronne et de préférence de couleur noire ainsi que des pouliches pleines, mais sans pour autant se détourner des autres races telles que les bretonnes ou les ardennaises.
Quant au japonais, Monsieur Tachibana, sa demande était bien différente, car elle portait davantage sur des chevaux destinés à la boucherie. S’il est vrai que la consommation de viande chevaline reste un mets de luxe, essentiellement préparé en sushis, le Japon ne cesse d’augmenter ses importations pour répondre à la demande croissante de ses consommateurs.
Avec un prix d’achat de l’ordre de 2,60 €/kg, le Japon reste un nouveau marché à conquérir à fort potentiel d’approvisionnement, de quoi intéresser de nombreux éleveurs.
Pour Marie Foucquier, directrice d’Equid’export, filiale commerciale de la SFET (Société française des équidés de travail), la filière équine reste encore dynamique en Nouvelle-Aquitaine même si la jumenterie tend à baisser au fil du temps. 75 % des chevaux creusois sont destinés à l’élevage et sont en grande partie issus des élevages de chevaux de trait.
Ce qui explique que de nombreux acheteurs parfois venus d’aussi loin sillonnent les élevages creusois, bien au-delà des berceaux de race.
Comme le précisait Marie Foucquier, « le Japon reste un bon client. Avec plus de 1 000 chevaux qui quittent le sol français au départ de Châteauroux à destination du Japon chaque année, déjà 9 avions sont d’ores et déjà programmés pour l’année 2019, pouvant contenir jusqu’à 113 chevaux par voyage ».
Un programme de 2 jours qui s’est achevé par des visites de plusieurs élevages du département tant en race percheronne, bretonne et ardennaise.

Les plus lus

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Poulet du Bourbonnais.
Dans les coulisses de la filière avicole dans l'Allier

Première viande consommée en France depuis 2024 après le porc, la volaille s’impose à près de 32 kg par habitant chaque année…

Ludivine Lot sur son exploitation
JA 03 : une nouvelle présidence, un nouveau bureau

À l’issue des élections internes du 8 avril, les Jeunes Agriculteurs de l’Allier ont annoncé l’élection de Ludivine Lot à…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La miss Montbéliarde 2026 est et restera Ultima du gaec Negron.
Les journées laitières : un rendez-vous incontournable pour les éleveurs

Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière