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Des parcours valorisés pour faire des économies d’aliments

Dans le sud de la France, les parcours offrent une ressource alimentaire à ne pas négliger. Exemple d’un élevage ovin laitier qui valorise les surfaces pastorales.

En faisant pâturant les surfaces pastorales aux brebis et agnelles, Caroline et Alain Compan économisent sur les intrants tout en entretenant les espaces ouverts.
En faisant pâturant les surfaces pastorales aux brebis et agnelles, Caroline et Alain Compan économisent sur les intrants tout en entretenant les espaces ouverts.
© N. Rivemale – Confédération Générale de Roquefort

Les pelouses, landes, garrigues et bois pâturés forment les parcours et couvrent plus de 2,2 millions d’hectares dans le sud de la France, essentiellement dans les massifs et la zone méditerranéenne. En plus d’être des refuges de biodiversité, ces surfaces pastorales offrent une alimentation abondante aux troupeaux ovins, caprins et bovins.
Dans le Gard, Caroline et Alain Compan voient bien l’intérêt des parcours pour leur troupeau de 390 brebis laitières de race Lacaune. En plus de leurs 110 ha de SAU où ils cultivent luzerne, sainfoin, herbe ou céréales, ils utilisent 270 hectares de parcours pour y faire paître les agnelles et les brebis de la mi-mai à la mi-décembre.

Des surfaces pastorales source de résilience, d’économie et d’autonomie
Ces surfaces pastorales composent 40 % de l’ingestion des brebis en lactation de la mi-mai à août et couvrent 70 % des besoins à l’entretien en automne-hiver. « Les brebis se régalent et ne rentrent pas avec la faim après avoir pâturé les parcours », observe Alain Compan qui voit dans les parcours une bonne source d’autonomie fourragère et protéique. Ici, les brebis ne consomment que 164 kg de concentrés par an dont 78 % de céréales produites sur l’exploitation. Cette économie ne se fait pas sans travail puisque le couple d’éleveurs passe en moyenne 15 heures par mois, six mois dans l’année, à remplacer les piquets abîmés, retendre les fils ou broyer les repousses d’arbustes spontanés. Cet entretien des espaces ouverts et des ressources naturelles est encouragé par des mesures agro-environnementales. « On passe la débroussailleuse tous les deux ans en moyenne, sur les bordures de champs et sur les zones où le buis et le prunelier gagne vite », précise Alain. Il faut aussi amener les animaux, parfois jusqu’à une heure de la salle de traite, même si un couloir aménagé permet de lâcher les brebis à mi-chemin.

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