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Des parcelles submergées par la Dore

À l’invitation de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, des représentants de la DDT sont venus se rendre compte des dégâts engendrés par les pluies diluviennes tombées notamment sur le bassin de la Dore.

© @DR

Vendredi 12 juin, des trombes d’eau se sont abattues sur l’ensemble du département avec des pointes exceptionnelles sur certains secteurs, notamment sur une ligne entre Marsac-en-Livradois, Ambert et Thiers. Sur le bassin de la Dore une pluie forte et régulière s’est invitée sans répit, tout au long de la journée. Résultat : plus de 100 mm ont été enregistrés sur certains secteurs faisant sortir la Dore de son lit. « Ce fut une crue « éclair », la rivière est montée et descendue très vite » souligne David Chauve, président de la Chambre d’agriculture. Des dégâts sur différentes parcelles sont visibles : des prés inondés et des cutures submergées, notamment le maïs dont les têtes sont par endroit restées totalement sous l’eau. « Il est trop tôt encore pour savoir si les maïs vont repartir ou non. Nous le saurons d’ici une quinzaine de jours. »

A la demande de la Chambre d’agriculture, les représentants de la DDT sont venus se rendre compte mercredi 17 juin des dégâts occasionnés par cette crue « exceptionnelle ». « Nous avons organisé une visite avec la DDT sur Marsac, Ambert et Thiers. Notre objectif étant d’anticiper les éventuels impacts de ces inondations sur les cultures afin que soit déclenchée rapidement une procédure d’indemnisation » précise D. Chauve. « Cette visite est aussi pour nous l’occasion de mettre en avant le dossier de gestion des risques. Nous vivons de plus en plus d’évènements extrêmes (sécheresses, inondations, tempêtes…) pour lesquels le risque doit être au maximum maîtrisé ». A ce jour (le 17 juin ndlr) cinq agriculteurs se sont déclarés sinistrés.

Ils ont dit…

« Nous avons rentré un lot de génisses en catastrophe » Emmanuel Chassaing, éleveur laitier à Marsac-en-Livradois

 

« Après la centaine de millimètres de précipitation entre jeudi et vendredi, la Dore s’est mise subitement à gonfler. A partir de 18 heures le vendredi 12 juin, la rivière a débordé. C’était une crue éclair. Nous avions un lot de génisses dans une parcelle au bord du cours d’eau. A 20 heures, voyant que l’eau montait, nous sommes allés les chercher. L’eau était au niveau de nos genoux ! Il était temps sans quoi nos animaux auraient été en difficulté toute la nuit. Des prairies ont été submergées et sont maintenant recouvertes de vase. Environ 5 ha de maïs ont été touchés. L’une de ces parcelles est même recouverte de sable et de pierres. Depuis la décrue, je découvre de nombreux déchets surtout du bois et du plastique. »

 

« C’était une crue éclair aux conséquences réduites » René Artaud, agriculteur sur Job et Ambert

 

« J’ai plusieurs parcelles de cultures (triticale et maïs) au bord de la Dore à Ambert. Le week-end dernier, environ 95 mm sont tombés en moins de 24 heures. La rivière a débordé et inondé la totalité de mes surfaces. Par endroit, je peux mesurer sur les piquets plus d’un mètre de hauteur d’eau. Elle est venue et repartie très vite. Je n’ai pas eu de dégâts sur les clôtures et je n’ai pas trouvé beaucoup de déchets. Les triticales ont bien résisté puisqu’ils sont encore debout. Quant aux maïs, environ un demi-hectare a été lourdement touché. La Dore courait à ces endroits. Bien que la crue n’ait pas duré longtemps (moins de 24 heures), les pieds de maïs vont-ils repartir ? Seul l’avenir le dira. »

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