Aller au contenu principal

Des mesures de prévention s’imposent sur tout le territoire national, y compris dans l’Allier

La détection d’un foyer d’Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en Corse a conduit la France à prendre d’importantes mesures de prévention.

© reussir.fr

Suite à la détection d’un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) de souche H5N8 en Haute-Corse, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a décidé de placer l’ensemble du territoire national métropolitain en niveau de risque « élevé » à compter du 17 novembre 2020. La principale conséquence de cette évolution réglementaire est la mise en œuvre de la claustration de toutes volailles, ou leur protection par un filet avec réduction des parcours extérieurs, y compris au sein des basses-cours de particuliers.
Pour les élevages commerciaux, la possibilité de dérogations, au cas par cas, telles que la nonclaustration des oiseaux pour les détenteurs commerciaux pour des raisons de bien-être animal, de techniques d’élevage liées à des contraintes liées à un cahier des charges répondant à un signe officiel de qualité. Les dérogations ne pourront être accordées qu’aux élevages qui en respectent strictement les conditions. Il y a lieu de rappeler que la claustration des volailles demeure néanmoins la disposition la plus sécuritaire vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages. En outre, les rassemblements d’oiseaux (concours, foires, etc.), le transport et le lâcher de gibiers ainsi que l’utilisation d’appelants pour la chasse sont interdits. Le retour à un niveau de risque «modéré», en l’absence de foyer ou de cas, pourrait intervenir en janvier, après la fin des migrations si le contexte sanitaire le permet.

Le département de l’Allier est particulièrement impacté par les mesures de prévention compte tenu de l’importance des productions avicoles en plein-air.
Le département de l’Allier, caractérisé par une filière avicole dynamique, compte près 370 élevages de volailles en plein-air (ponte et chair), dont la grande majorité répond à un signe de qualité. Par ailleurs, les basses-cours sont nombreuses dans ce département qui est majoritairement rural.
Il est rappelé que tous les détenteurs de volailles de l’Allier, professionnels ou particuliers, sont appelés à mettre en place sans délais les mesures de protection contre l’influenza aviaire. À ce jour, aucun cas d’IAHP n’a été identifié dans le département ni sur les oiseaux sauvages ni sur les volailles. Par ailleurs, des mesures de surveillance des oiseaux sauvages et d’élevage sont mises en œuvre par les services de l’État.

Pour plus d’information : le site internet des services de l’État dans l’Allier : www.allier.gouv.fr Rubrique Politiques publiques > Animaux > Santé animale > Volailles ou en cliquant sur le lien direct : http://www.allier.gouv.fr/volailles-r355.html.

L’IAHP en quelques mots…
L’influenza aviaire est une maladie infectieuse, virale, très contagieuses. Elle affecte les oiseaux, notamment les volailles domestiques chez lesquelles elle peut provoquer de graves manifestations cliniques (signes respiratoires, nerveux et/ou digestifs) associées généralement à une forte mortalité. L’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande, œufs, foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire. Certaines souches d’IAHP se transmettent à l’homme dans des conditions particulières. Il semblerait que la souche H5N8, identifiée en HauteCorse ne soit pas transmissible de l’animal à l’homme.


Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière