Aller au contenu principal

Des industriels appliquent un correctif unilatéralement

Pour calculer le prix du lait du mois d’avril, certains industriels ont utilisé un correctif sur l’indicateur beurre-poudre, non validé par l’interprofession, ce qui fait bondir les représentants de producteurs. Sodiaal et Lactalis justifient leur choix.

Pour calculer le prix du lait du mois d’avril, certains industriels ont utilisé un correctif sur l’indicateur beurre-poudre, non validé par l’interprofession, ce qui fait bondir les représentants de producteurs. Sodiaal et Lactalis justifient leur choix.
Pour calculer le prix du lait du mois d’avril, certains industriels ont utilisé un correctif sur l’indicateur beurre-poudre, non validé par l’interprofession, ce qui fait bondir les représentants de producteurs. Sodiaal et Lactalis justifient leur choix.
© Jean-Charles Gutner/Illustration

Tout est parti d’une étude sur l’indicateur beurre-poudre commandée par Atla, l’association qui réunit la Coopération laitière et les transformateurs privés de la Fnil, à un cabinet extérieur. Cette étude recommandait d’appliquer un correctif de - 47,70 €, correspondant à une réévaluation des coûts de transformation des laiteries de 71,77 € à 119 €. Ces résultats ont été ensuite communiqués aux différents collèges de l’interprofession (Cniel) le 30 mars, informe la FNPL (FNSEA) dans un communiqué. Puis ils devaient être validés à l’unanimité par les quatre délégations (producteurs, coopératives, industriels et distributeurs), avant toute publication ou utilisation. Or, des industriels n’ont pas attendu d’obtenir un accord interprofessionnel avant de prendre en compte ce correctif. Pour preuve, on le retrouve dans certaines formules de prix au mois d’avril, ce qui n’a pas manqué de provoquer une levée de boucliers du côté des organisations de producteurs (OP) et des représentants syndicaux qui dénoncent les décisions « unilatérales » des laiteries.
France OP Lait (association de 18 OP) a tiré en premier la sonnette d’alarme, affirmant dans un communiqué du 4 avril qu’une « majorité de transformateurs souhaitent apporter de manière unilatérale une correction de l’indicateur beurre-poudre ». Quelques jours plus tard, la FNPL a mis en cause directement Sodiaal qu’elle accuse d’avoir appliqué « en solo » le correctif dans son prix du mois d’avril. Selon le syndicat, la coopérative en aurait informé « le jour même » ses adhérents par courrier et aurait évoqué « un accord tacite » avec la FNPL, ce que la fédération dément. Contacté par Agra Presse, le président de Sodiaal Damien Lacombe juge « incompréhensible » le communiqué publié par le syndicat et défend l’adoption par le conseil d’administration de la coopérative du correctif de - 47,70 €.

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Quand les incohérences fragilisent l’agriculture

Pour la FDSEA de la Creuse, remettre de la cohérence dans les décisions publiques est devenu une urgence absolue.

Depuis le 19 janvier, Murat retrouve un cabinet vétérinaire

Emma Mondy et Alexis Ferrières viennent de s’installer à Murat, en sortie de ville pour soigner les animaux de compagnie. Un…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

Latuka Maituku, Aurillac pour port d’attache

Après avoir fait les belles heures du Stade aurillacois auquel il est toujours resté fidèle, l’ex troisième ligne Latuka…

Aubrac : le syndicat change de présidence

Depuis le 21 janvier 2026, le syndicat Aubrac lozérien a donc un nouveau président : Patrice Laporte, élu par le bureau du…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière