Aller au contenu principal

Viande bovine
Des indicateurs de coûts de production qui explosent

Face à la flambée des prix des matières premières, les indicateurs de coût de production de référence en viande bovine, calculés selon la méthode validée par accord interprofessionnel, subissent une hausse de 4,6% lors du second semestre 2021 et de près de 10% sur un an.

Ce coût de production doit désormais obligatoirement constituer le socle de toute négociation entre les éleveurs ou leurs organisations de producteurs et leurs acheteurs, en application de la loi EGALIM 2, les prix de marché devraient augmenter très significativement au cours des prochaines semaines. Voilà des chiffres qui viennent fortement tempérer l’embellie des cotations observées depuis plusieurs semaines sur le marché de la viande bovine - tout particulièrement du Jeune Bovin - dont certains acteurs de la filière se félicitent pourtant déjà : l’augmentation des prix constatée a, malheureusement, à peine comblé la hausse des charges subie par les éleveurs. Elle n’est donc, pas encore, synonyme d’amélioration de la rémunération de ces derniers (voir tableaux ci-dessus). Néanmoins, cette indexation du prix payé aux producteurs sur l’évolution de leur coût de production, au coeur du dispositif de contractualisation obligatoire en place depuis le 1er janvier 2022, dans ce secteur, est un signal encourageant.

En effet, si l’ensemble des acteurs de la filière viande bovine appliquent strictement la loi EGALIM2, en utilisant ces indicateurs de coût de production comme socle de toute négociation « amont », la dynamique de prix observée devrait s’amplifier rapidement pour permettre, enfin, aux éleveurs d’obtenir des prix rémunérateurs. Ceci est d’autant plus attendu, alors que l’offre continue de diminuer sur le marché de la viande bovine et que la loi garantie aux acteurs de milieu de filière la capacité de répercuter les hausses de prix qu’ils concèdent à leurs fournisseurs, à travers le principe de « non- négociabilité de la matière première agricole » inscrite au Code du Commerce.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière