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Des gelées aux grosses conséquences !

La semaine dernière. Emmanuel Lissajoux, président de la FDSEA19, s'est rendu à la coopérative des caves de Branceilles accompagné de Jean-Pierre Brousse, trésorier, et de Pierre-Henri Mourigal, délégué pour la commune de Branceilles auprès du syndicat.

Les syndicalistes ont été reçus par Philippe Leymat, président de la cave, et par Vincent Giscard, viticulteur adhérent de la cave et aussi nuciculteur.
La cave de Branceilles, qui produit le vin 1001 pierres, est située au sud du département de la Corrèze pas très loin du lot. Elle compte 7 adhérents.
Cette rencontre avait pour but de faire un état des lieux complémentaire suite aux gelées du mois d'avril, en soutien et en prévision d'un prochain comité d'expertise. En effet, ces derniers jours, la DDT a répondu à une demande de la FDSEA et des jeunes Agriculteurs 19 (voir l'Union Paysanne du 3 mai) en réalisant une enquête préalable. Les représentants syndicaux, suite à la visite de ce 1er mai, porteront la demande de prise en charge par le dispositif de " solidarité nationale " auprès des services de l'État du département.
Philippe Leymat explique que " le problème ce ne sont pas directement les gelées, qui ont toujours existé, mais le dérèglement climatique qui engendre des chaleurs trompeuses pour la végétation en février et mars. Quand il gèle fortement, comme les deux jours d'avril, cela ne pardonne pas sur la végétation comme les vignes qui ont trois semaines d'avance ! ". Depuis 2017 les viticulteurs de cette région ont subi 4 années de pertes dues aux gelées et en 2023 le mildiou a fait des ravages. Le bilan est lourd car il représente 3.5 récoltes perdues sur 7 ans. Pour cette année les pertes sont estimées à 80 % tant en production qu'en parcelles gelées.


Et en termes d'assurance ?


" Jusqu'à maintenant 80 % des adhérents étaient assurés, mais maintenant avec le système de calcul basé sur la moyenne olympique (voir encadré), seul un adhérent est assuré car sa vigne est jeune et sa moyenne est assez haute pour lui permettre de s'assurer " explique le président de la cave.


Les solutions d'améliorations


" Il nous faut réfléchir à des solutions de prévention qui protégeraient à la fois les revenus des viticulteurs et le potentiel de production, ce que ne fait pas une assurance " ajoute Philippe Leymat.
il existe différentes techniques comme les vols d'hélicoptères ou les bougies mais cela est trop onéreux pour Branceilles. La solution de l'irrigation est aussi efficace mais le réseau existant de 80 m3 n'est pas suffisant car il permettrait de traiter seulement de 2 à 2.5 hectares au total. En effet 40 m3 par hectare sont nécessaires et refaire le réseau est " infinançable " explique encore le président de la cave de Branceilles.
La piste de réflexion la plus vraisemblable, toujours d'après M. Leymat, serait une mutualisation avec les nuciculteurs pour installer des " tours à vent ".
En ce qui concerne les nuciculteurs, Alain Soulier, président de Comité de la Noix, rapporte que dans la Vallée de la Dordogne, toutes les variétés précoces ont gelé, un peu moins vers Reygades.
À son tour, Vincent Giscard, viticulteur et nuciculteur, parle de 90 % des parcelles atteintes et qu'il faut attendre pour faire le bilan des variétés tardives : elles avaient déjà démarré !

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