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Des fourrages de qualité pour limiter la distribution des concentrés

En coupe fine, le meilleur compromis entre une bonne ingestibilité du fourrage et un tassement correct se situe entre 25 et 35 % de matière sèche.

Les chantiers d’ensilage d’herbe peuvent être réalisés en Cuma
Les chantiers d’ensilage d’herbe peuvent être réalisés en Cuma
© Bernard Griffoul

Selon l’Idele, il est possible d’estimer le taux de matière sèche sur andains à partir de repères simples en pressant à la main une poignée d’herbe pendant une minute environ. Du jus s’écoule, le taux de matière sèche est d’environ 20 %. Le jus ne s’écoule qu’en exerçant une torsion sur le fourrage, le taux de matière sèche est compris entre 20 et 30 %. Par beau temps, une journée complète sur andains conditionnés permet d’atteindre ce taux. Aucun jus ne s’écoule mais la main est humide, le taux de matière sèche est de l’ordre de 35 %. Au-dessus des 30 % de matière sèche pour les graminées et 35 % pour les légumineuses, l’ensilage est trop sec. Il est alors impossible d’éviter la circulation d’air dans le silo, ce qui provoque le développement des moisissures. Des ensilages trop secs ou trop humides entraînent des problèmes sanitaires (listériose par exemple) et de qualité du lait. Les conservateurs sont coûteux et peu utiles si les règles de récolte et de stockage de l’ensilage sont respectées. Toutefois, lorsque la teneur en matière sèche est inférieure à 25 %, il est possible d’utiliser un conservateur biologique ou acide. Leur utilisation est également préconisée pour les fourrages difficiles à conserver, notamment la luzerne. Dans tous les cas, un préfanage suffisant reste une des règles de réussite de l’ensilage d’herbe.

La suite dans le Réveil Lozère, page 11, édition du 2 juin 2016, numéro 1362.

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