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Des fleurs locales et de saison, vendues en circuits courts

Émergente, la filière française des fleurs coupées attire de plus en plus d'adeptes. Rencontre avec Sarah Bradley, jeune floricultrice installée à Silhac (Ardèche).

Émergente, la filière française des fleurs coupées attire de plus en plus d'adeptes. Rencontre avec Sarah Bradley, jeune floricultrice installée à Silhac (Ardèche).
Émergente, la filière française des fleurs coupées attire de plus en plus d'adeptes. Rencontre avec Sarah Bradley, jeune floricultrice installée à Silhac (Ardèche).
© AAA 07

Originaire des Vosges, Sarah Bradley s'est orientée vers la production de fleurs coupées après avoir travaillé dans la régie son de spectacles de théâtre et de cirque, puis durant une petite année dans la culture maraîchère bio au Jardin des cèdres à Silhac (Ardèche). « J'ai toujours aimé les fleurs, leurs couleurs, mais je n'en faisais pas une vocation jusqu'à ce que je travaille la terre. Le maraîchage me plaisait mais je préférais cultiver des fleurs pour le côté créatif. J'y retrouve un peu tout ce que j'aime : la nature, les couleurs et, avec les circuits courts, le fait de participer à la vie d'un territoire », retrace la jeune floricultrice.

Des variétés traditionnelles aux plus originales
Installée depuis septembre 2020 sous le nom « Hanami, fleurs des monts d'Ardèche », Sarah Bradley loue un terrain au Jardin des cèdres et produit des fleurs coupées sur une parcelle plein champ de 1 000 m² et une serre de 100 m². Parmi ses cultures figurent des variétés traditionnelles, d'autres plus désuètes ou originales : renoncules, dauphinelles, giroflée d'été, tournesol, pois de senteur, muflier, clarkia, myosotis, grande camomille, pavot d'Islande, didiscus, oeillet chabaud, reine-marguerite, julienne des dames, nigelle, anémone, pivoine, benoîte... « Dans les fleurs, il faut toujours essayer d'aller chercher une variété que les gens n'ont pas trop l'habitude de voir, les surprendre, proposer autre chose que les formes classiques. » Pour les tulipes notamment, elle cultive plutôt des variétés doubles ou légèrement dentelées. D'autres fleurs sont privilégiées pour leurs qualités ou leurs aspects décoratifs. Elle a également implanté divers buissons, haies et arbustes, reconnus pour leur floraison printanière, afin de produire une gamme de feuillages : monnaie-du-pape, eucalyptus, laurier-tin, seringat, viorne de Chine... « Il faut compter trois ans au minimum pour qu'ils se tiennent bien et entrent en production, mais le feuillage est tout aussi important que les fleurs dans la conception d'un bouquet », indique-t-elle. « Les plantes aromatiques sont intéressantes aussi, en utilisant le feuillage et les fleurs de menthe des montagnes, menthe pomme, origan, népéta, agastache anisée... »

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