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Des éleveurs d’Abondance heureux

Mathieu Vigier et Régis Benoît se préparent tous les deux à montrer des Abondances pour le concours des Miss laitières le 20 avril à Aumont-Aubrac. L’occasion de faire découvrir les atouts de la race au sein de la filière laitière dans le département.

Des éleveurs heureux. C’est ainsi que Mathieu Vigier et Régis Benoît peuvent être définis. Les fermes tournent, les sourires accueillants à l’entrée des exploitations. Pour Mathieu Vigier, qui s’est installé depuis le 1er avril au sein du Gaec familial, en apportant l’envie d’une nouvelle production aux côtés des Aubrac familiales, tout reste à construire. Il souhaite installer un troupeau d’Abondances, pour une production laitière, aux côtés des allaitantes de la ferme. « Un choix qui a été réfléchi en famille. Mes parents m’accompagnent et me soutiennent » sourit le jeune homme. Une place est donc en train d’être faite pour les Abondances qui arrivent. Particularité de l’installation ? Mathieu Vigier souhaite utiliser une cabane à traire, pour un « système le plus économique possible ». « Cela permettra aussi de ne pas perdre du lait pendant la marche de retour à la stabulation au moment de la traite ». L’un des intérêts de ce système qui a retenu son attention est la possibilité pour les vaches d’être nourries pendant la traite.
Pour Régis Benoît, installé depuis de longues années en production laitière, et qui « n’imagine pas une autre production que celle-ci », il est un agriculteur toujours autant passionné par ses bêtes et son outil de travail qu’il bichonne.
Mathieu Vigier a pris le virus des concours à l’adolescence, et son intérêt pour ces événements n’a jamais faibli. « J’aime l’idée de préparer une vache pour l’amener sur le ring ; faire un choix dans le troupeau, la dresser », détaille le jeune homme qui a été récompensé du trophée de l’installation cette année.

Des concours pour valoriser la race
Régis Benoît, lui, participe aux concours pour montrer que l’Abondance « a toute sa place » dans les productions du département. « L’Abondance est une race rustique, adaptée au département », souligne l’éleveur. Et pour passer un bon moment hors de la ferme, à croiser les agriculteurs du département qu’il est difficile de rencontrer autrement, avec le travail très prenant sur les fermes. « Ces concours sont un bon moyen de se retrouver, et c’est aussi un événement très familial, ce qui est plaisant ». L’agriculteur aimerait bien en faire plus, mais installé en individuel, il « manque de temps », pour pouvoir préparer ses bêtes et les inscrire à de nombreux concours. Alors, il ne rate pas les départementaux. Aux Miss laitières de cette année, il compte amener Rusée et Raffinée, deux vaches de trois ans en première lactation. Ce sera leur premier concours à toutes les deux.
« L’Abondance est une race qui se développe et qui intéresse même au niveau national », confirme Régis Benoît, qui ne se voit pas avec d’autres vaches. Une affirmation avec laquelle Mathieu Vigier ne peut qu’être d’accord, même si cette année, ce dernier ne peut participer au concours. Mais il a déjà prévu d’être sur le ring en 2025, avec l’une des vaches de son troupeau en cours d’arrivée. « Ces concours montrent une belle image de l’élevage dans le département, et cela permet de parler de la filière laitière ».
Ce qui leur plaît dans la production laitière malgré les contraintes ? « Le contact avec les animaux, la rigueur d’une production très technique et la valorisation du lait ». Si Régis Benoît livre à Sodiaal, Mathieu Vigier a souhaité, pour son installation, privilégier les laiteries locales. Et c’est avec Duo Lozère qu’il a choisi de travailler. Produire du lait rend heureux, dans la race Abondance.

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