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Des éléments réglementaires à connaître

De plus en plus de producteurs choisissent de vendre eux-mêmes leurs produits, que ce soit à la ferme, sur les marchés ou via des boutiques dédiées. Mais cela nécessite de respecter certaines exigences sanitaires. GDS Creuse, le Conseil départemental, la Chambre d’agriculture et la DDETSPP 23 sont à vos côtés pour vous accompagner.

GDS Creuse et la Chambre d’agriculture de la Creuse, en collaboration avec la DDETSPP, ont élaboré une plaquette d’information sur la vente directe de produits agricoles. Elle rappelle les bonnes pratiques à mettre en place pour sécuriser les aliments et a été envoyée à tous les producteurs fermiers.
GDS Creuse et la Chambre d’agriculture de la Creuse, en collaboration avec la DDETSPP, ont élaboré une plaquette d’information sur la vente directe de produits agricoles. Elle rappelle les bonnes pratiques à mettre en place pour sécuriser les aliments et a été envoyée à tous les producteurs fermiers.
© _PAO _PAO

Si le concept n’est pas nouveau, la vente directe et les circuits courts sont des modes de consommation de plus en plus populaires, y compris en Creuse.

Un mode de consommation qui se développe

L’engouement pour les produits locaux est en plein essor. En 2024, 64 % des consommateurs ont acheté régulièrement un produit en circuit court, le plus souvent dans un magasin ou un marché de producteurs. Les principales raisons d’un achat sont le prix, l’origine locale et le lien avec le producteur. Côté producteurs, la dynamique est toute aussi forte. Selon une étude Agreste basée sur le recensement agricole de 2020, plus de 90 000 exploitants français vendaient tout ou partie de leur production en circuit court. En Creuse, en plus des modes de distribution traditionnels, des produits locaux sont désormais disponibles dans des casiers connectés à Guéret ou dans des cantines scolaires.

Les avantages de vendre directement ses produits

En tant que producteur, cela permet d’avoir le contrôle total sur ses produits, de la production à la commercialisation. Cela peut présenter de nombreux avantages :

  • Une meilleure rémunération, sans intermédiaire,
  • La mise en avant de la qualité de ses produits,
  • Le renforcement des liens avec le consommateur, qui peut voir d’où viennent les produits qu’il achète et instaurer un climat de confiance et de fidélité.

Un projet à bien anticiper…

Avant de se lancer, il est important de prendre le temps de structurer son projet et se poser les bonnes questions :

  • Quel est mon objectif (diversification, amélioration de la rentabilité) ?
  • Ai-je suffisamment de temps à consacrer à cette nouvelle activité ?
  • Est-ce que je dispose des compétences nécessaires (communication, transformation, gestion…) ?
  • De quels moyens je dispose déjà pour cette nouvelle activité : locaux, équipement, personnel ?
  • La zone de chalandise (clients disponibles) est-elle suffisante ?

… et une réglementation sanitaire à connaître

Pour toute activité de production et/ou de vente de produits d’origine animale ou issus de productions animales (viandes, produits laitiers, œufs…), une déclaration d’activité initiale auprès de la DDETSPP est obligatoire, ainsi que toute modification ultérieure de l’activité. Pour la transformation, dès la conception des locaux, vous devez respecter la réglementation sanitaire : agencement, alimentation en eau potable, revêtements faciles d’entretien, évacuations, respect de la marche en avant. Vous pouvez pour cela vous rapprocher de la Chambre d’agriculture de la Creuse qui vous aidera dans la conception des locaux et propose la formation nécessaire à l’hygiène et la mise en place d’un Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS). La vente directe de produits agricoles implique également de respecter un certain nombre de règles visant à protéger les consommateurs et à garantir la transparence des produits vendus. Ces obligations s’appliquent à toutes les étapes de la chaîne, de la production à la distribution, en passant par le transport :

  • Températures de conservation : les denrées alimentaires doivent être conservées à la bonne température tout au long de la chaîne (production, transport, stockage et distribution).
  • Identification des lots et validation des dates limites de vos produits : la Date Limite de Consommation (DLC) indique une limite impérative pour les denrées périssables et la Date de Durabilité Minimale (DDM) a un caractère plus indicatif pour le consommateur.
  • Affichage des prix : les tarifs doivent être indiqués de façon visible et lisible, à la pièce ou au poids selon le type de produit.

Respecter ces règles est essentiel non seulement pour se conformer à la loi, mais aussi pour instaurer un climat de confiance durable avec la clientèle.

Des autocontrôles à mettre en œuvre…

Dans le cadre du PMS, vous devez prendre contact avec un laboratoire d’analyse agréé et mettre en place un suivi régulier de vos produits par autocontrôles. Les résultats sont communiqués avec deux critères de non-conformité, hygiène avec obligation de mise en œuvre de mesures correctives et sécurité avec déclaration obligatoire auprès des services de la DDETSPP.

… avec l’accompagnement de GDS Creuse pour ses adhérents

Dans le cadre de son suivi « de la fourche à la fourchette », GDS Creuse s’est rapproché du Conseil départemental pour accompagner les producteurs fermiers. Il prend en charge à 50 % tous les autocontrôles effectués pour le compte de ses adhérents au LDA d’Ajain. GDS Creuse vient également de signer une convention de partenariat avec la Chambre d’agriculture de la Creuse. En cas de non-conformité constatée sur un résultat d’analyse, il prendra contact avec le producteur pour lui proposer la solution la plus adaptée (accompagnement par la technicienne de la Chambre, appui des agents de la DDETSPP). Un courrier d’information a été envoyé à tous les producteurs identifiés, accompagné d’une plaquette d’information.

Une filière avec une bonne image et un suivi sanitaire indispensable

Les producteurs fermiers bénéficient d’un capital sympathie important mais en cas de problème sanitaire lié à ces produits (salmonelle, listériose, toxi-infection alimentaire collective), l’impact serait dévastateur pour toute la filière. Cela demande donc une prise de conscience individuelle et collective pour s’assurer que tout le monde respecte les règles d’hygiène. GDS Creuse, la Chambre d’agriculture de la Creuse, le service hygiène alimentaire du LDA d’Ajain et la DDETSPP sont à votre disposition pour vous accompagner.

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