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Des conditions climatiques difficiles pour les productions lozériennes

Cette année, le département a souffert d’un déficit hydrique important au printemps, des cumuls de températures élevés en mars qui ont engendré des avances sur les stades de végétation. Il a aussi subit des gelées tardives, jusqu’à début juin. Ces éléments combinés ont un impact sur les productions végétales.

© Réveil Lozère

Cette année est une année climatique particulière pour l’élevage lozérien et les productions végétales. Aujourd’hui, toutes les parcelles du département ont dépassé les stades de récoltes, et les pieds d’herbe, y compris sur prairies naturelles, sèches sur pieds.

Cette situation entraîne des pertes hétérogènes sur la première coupe de fourrages : de -10 % à -75 %. Sur cette première coupe, il y aura probablement un impact sur la qualité des fourrages récoltés, car le froid et le manque d’eau ont rendu l’absorption des éléments nutritifs difficile pour les plantes, d’où des taux d’azote et de sucre parfois faibles.

Des pertes plus importantes sont observées sur les parcelles de pâturage : parcours, prairies naturelles, estives, avec une absence de repousse, ce qui va engendrer un affouragement tôt dans la période estivale. Ces pertes seront prononcées en particulier sur les surfaces non pâturées à ce jour. En effet, les parcelles déjà pâturées devraient repartir grâce aux récentes pluies.

En ce qui concerne la production apicole, l’hiver a été difficile pour certaines colonies d’abeilles, et les conditions climatiques du printemps n’arrangent pas la situation. En effet, le froid, le vent, le manque de ressources alimentaires… ont obligé les apiculteurs à nourrir les ruches et essaims. A ce jour les abeilles travaillent, mais il y a peu de nectar dans les fleurs qu’elles visitent.


Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1267 du jeudi 10 juillet 2014, page 11.

Zoom sur la méthode Herbo-Lis

Cette méthode comporte en trois phases. La phase de prévision, avant la mise à l’herbe consiste à répartir la surface en herbe entre la pâture et la fauche de manière à assurer les stocks d’hiver. Les surfaces à pâturer sont ensuite affectées par lots d’animaux pour arriver à un chargement cohérent. Enfin, le découpage en paddocks est réfléchi pour être à la fois pratique et efficace.

La phase de conduite ajuste le pilotage du pâturage en fonction des conditions climatiques de l’année en se basant sur les jours d’avance de pâturage. Ils sont estimés à partir des hauteurs d’herbe mesurées à l’HerboMETRE® sur les parcelles à pâturer et des besoins journaliers en herbe du lot d’animaux. Ils permettent de prendre des décisions à différentes dates clés (mise à l’herbe, fauche précoce, foin…).

Lors de la phase de bilan, les éleveurs tirent les enseignements de la campagne réalisée et programment les améliorations à apporter pour les années futures.

Source Arvalis

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