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CUMA
Des chiffres d'affaires en pleine progression pour les CUMA de haute-Loire

Les adhérents du réseau Cuma se sont réunis à St Jeures le 9 novembre à l’occasion de l’assemblée générale de leur fédération départementale. C'est un réseau qui marche bien touchant plus de 2600 exploitations.

La traction, premier poste de charges.
La traction, premier poste de charges.
© FDCUMA43

Vendredi 9 novembre, la fédération départementale des Cuma de Haute-Loire dressait le bilan de ses activités pour l’exercice 2011-2012.
En Haute-Loire, le réseau des Coopératives d'Utilisation de Matériel Agricole rassemble 131 structures soit 2640 exploitations.
Côté matériels, les Cuma comptabilisent un total de 2602 machines (56 tracteurs, 164 faucheuses conditionneuses, 136 épandeurs...).
En 2011, les investissements en matériels des Cuma se sont maintenus autour de 3,2 millions d’euros. Ces investissements représentent pour la plupart des renouvellements avec toutefois le développement de nouvelles activités comme le triage de semences ou le semis direct.
La fédération note aussi quelques fortes progressions sur les investissements dans les débroussailleuses, épareuses, semoir semis direct et matériels de récolte des fourrages.
Dans le cadre des prêts bonifiés, 19 Cuma ont obtenu une autorisation de financement en 2011 pour un montant total de prêt de 440 539 euros et un montant de bonification de 43 755 euros. Les aides directes aux financements des Cuma ont concerné 28 Cuma ; ces aides qui peuvent émaner du Conseil Général, du Conseil Régional et du FEADER, représentent 180 958 euros pour un montant d’investissement de 874 540 euros.
Le président de la FDCUMA, Alain Boudet a signalé le renouvellement par le Conseil Régional de sa ligne budgétaire en faveur des Cuma (soit 100 000 euros par département). Ce dernier a toutefois regretté que seuls 49,45 % de cette enveloppe ont pu être consommés en raison de l’exclusion des aides de plus des deux tiers des matériels couramment achetés en Cuma !
«Des rencontres ont eu lieu avec les différents acteurs des instances régionales. Un nouveau dossier est en cours d’élaboration ; il devrait débloquer la situation actuelle et nous permettre, on l’espère, de consommer enfin l’intégralité de l’enveloppe» a expliqué Alain Boudet.

La Cuma : une solution sécurisante
Si les investissements en Cuma font preuve d’une certaine stabilité, le chiffre d’affaires des Cuma est quant à lui en pleine phase de croissance (+54% en 7 ans). En 2011, le chiffre d’affaires des Cuma s’élèvait à 3,7 millions d’euros, soit une progression de +10,26% par rapport à 2010. «Les incertitudes liées à la réforme de la PAC et l’instabilité des cours des produits agricoles freinent les investissements, mais développent l’activité en commun. La Cuma reste une solution sécurisante» indiquent les responsables de la fédération.
La Fédération départementale poursuit le travail qu’elle a entrepris autour de la mise en place de «Cuma net», un nouveau mode de gestion des Cuma qui permettra une circulation plus facile des données avec la sécurité des sauvegardes en temps réel.

Cette année, le rapport d’orientation était centré sur la traction, «qui représente le premier poste de charges de nos entreprises» a précisé Alain Boudet. Pour développer cette thématique, la Fédération avait invité Franck Loriot, directeur d’une Cuma dans l’Ain.

Au cours de cette assemblée générale, Franck Loriot, directeur d’une cuma de l’Ain et opérateur du banc d’essai moteur est intervenu sur le carburant, la motorisation, le banc d’essai et la conduite économique.
Depuis le 1er novembre 2011, le GNR (Gazole Non Routier) remplace le fioul.  Moins chargé en soufre que le fioul, ce nouveau carburant présente des avantages indéniables en terme de rejets dans l’environnement et se trouve par ailleurs bien adapté à tous les moteurs diésel (récents comme anciens) et tout particulièrement aux moteurs récents.
Franck Loriot a évoqué la résistance au froid du GNR, un point qui avait posé problèmes lors des grands froids en février 2012.
A partir du 1er novembre, l’utilisation du GNR hiver (garanti pour une utilisation jusqu’à - 15°C) est obligatoire. Toutefois, en période de froids intenses (températures inférieures à -15°C), Franck Loriot conseille de mettre un additif anti-figeage dans le réservoir des tracteurs. Il a de surcroît encouragé les agriculteurs à être vigilants sur l’état des filtres à gasoil.
Franck Loriot a présenté les dernières évolutions en matière de motorisation de tracteurs. Il a notamment évoqué l’EGR (Recirculation des gaz d’échappement) et la SCR (Réduction cathalitique sélective) ; ces deux tehnologies, qui arrivent aujourd’hui sur le marché, permettent de réduire les rejets d’oxyde d’azote dans les gaz d’échappement.
Cet intervenant a ensuite présenté la vocation du banc d’essai moteur.
Le banc d’essai consiste à contrôler la puissance à la prise de force des tracteurs et le couple, qui correspond à la résistance du moteur à un effort. Il contrôle aussi la consommation spécifique des tracteurs.
Le banc d’essai permet de comparer le tracteur avec les données du constructeur et de éventuellement de déceler des anomalies.
Le banc d’essai moteur débouche par la suite sur des propositions de conduite économique à adopter par l’agriculteur.
La FDCUMA de Haute-Loire propose chaque année 4 journées dédiées au banc d’essai moteur. Les agriculteurs qui ont participé à l’un des bancs d’essai peuvent désormais participer à une journée de formation en vue d’apprendre la conduite économique. Notons que les possibilités d’économie sont de l’ordre de 1 litre à l’heure.

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