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Dérobées fourragères estivales : une réponse face au déficit fourrager des années sèches

Des dérobées fourragères qui permettent de constituer du stock en période estivale. Explications.

Les mélanges à base de colza sortent du lot grâce à leur bonne qualité nutritive.
Les mélanges à base de colza sortent du lot grâce à leur bonne qualité nutritive.
© Chambre d'agriculture 48

Les élevages lozériens doivent désormais faire face à une succession d'épisodes climatiques (sécheresses, gelées tardives...) qui impactent leur autonomie fourragère. La chambre d'agriculture fait le point sur l'implantation de cultures fourragères diversifiées alliant stock et qualité alimentaire pouvant permettre aux éleveurs de sécuriser leur système fourrager.

Périodes et conditions de semis
Les dérobées estivales sont des cultures courtes qui peuvent s'implanter après des fourrages récoltés tôt au printemps ou après moisson des céréales. Ces cultures ont l'avantage de pouvoir assurer une croissance en période estivale et d'être exploitable au bout de 60 à 90 jours en fonction des espèces. Elles résistent donc bien au sec mais nécessitent cependant un minimum d'eau à l'implantation qui est le facteur limitant à la réussite des dérobées fourragères estivales. Le résultat de ces cultures pouvant être aléatoire, l'objectif est de limiter leur coût d'implantation.

Choix des espèces
Le choix des espèces dépend essentiellement de ses objectifs de valorisation et des conditions pédoclimatiques de sa parcelle. Dans tous les cas, il est essentiel de favoriser les espèces à implantation rapide et à forte croissance (sorgho, moha, millet, colza, teff grass, navette...) pouvant être semés en pur ou en mélange notamment avec des légumineuses (trèfles, annuels, pois, vesce..).


Essais suivis
Depuis 2019, la chambre d'agriculture de Lozère a mis en place des expérimentations de dérobées fourragères afin d'acquérir des références pour les zones de montagne.
Les mélanges à base de colza sortent du lot grâce à leur bonne qualité nutritive permettant l'augmentation des stocks de fourrages et la réduction des apports alimentaires du troupeau. Les mélanges à base de moha permettent également de faire du stock mais la qualité du fourrage est plus faible. En enrubannage, le sorgho a donné de bons rendements permettant de sécuriser le système fourrager mais sa valeur alimentaire reste faible.
Les résultats obtenus mettent en évidence l'intérêt de ces dérobées fourragères pour permettre le maintien ou l'augmentation du stock fourrager notamment lors d'épisodes de sécheresse. Le détail des résultats des essais est disponible sur le site de la chambre d'agriculture de Lozère.
Pour plus d'informations, veuillez vous renseigner auprès d'un conseiller en agronomie au sein de la chambre d'agriculture.

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