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Denier de l’église : “Chaque don compte”

Les dons du Denier de l’église sont, avec les legs et quêtes, les seules ressources du diocèse, ont rappelé ses responsables.

© PO
Ancienne monnaie de base du système d’échange de l’Empire romain jusqu’à la Révolution française, le Denier est aujourd’hui la principale ressource des diocèses, comme l’ont rappelé le père Jean Cheminade et Dominique Delcros, responsable financière de l’évêché de Saint-Flour le 9mars à Vic-sur-Cère, à l’occasion du lancement de la campagne 2013 du Denier de l’église. Ainsi, en 2012, les 742723€ recueillis grâce aux dons des fidèles cantaliens ont permis de couvrir 53%des 1,4million d’euros de coût des rémunérations et traitements des prêtres, religieux/ses et laïcs du diocèse. “Le budget s’équilibre grâce aux legs”, a précisé le vicaire général, tandis que Dominique Delcros ajoutait que,“contrairement aux idées reçues, l’Église n’est pas riche, le Denier, c’est un don vital qui sert en priorité à faire vivre les prêtres”.

Enrayer la baisse des donateurs

 

Dans le diocèse de Saint-Flour, ils sont 84 prêtres, 54 en activité, 30 retirés(1), à percevoir ainsi une rémunération de 760euros mensuels financés par ces dons, auxquels s’ajoute la réversion d’une partie des quêtes des messes et des troncs (soit 400€). Autant de chiffres que les représentants de l’évêché ont jugé nécessaire de porter à la connaissance des prêtres, économes de paroisse et responsables du Denier comme autant d’arguments pour inciter au don. Car si 2012 a vu une très légère hausse (+1,5%) du montant total de la collecte grâce à un don exceptionnel de 24000euros, depuis 2006et un pic de 860000€, le diocèse doit faire face à une érosion continue. Plus grave, sur la décennie, le nombre de donateurs a enregistré une chute vertigineuse : - 3500pour atteindre un effectif en 2012de 6046 avec un don moyen de 122 €. “Une situation que connaissent de nombreux diocèses, mais plus accentuée ici qu’ailleurs du fait d’un diocèse rural avec des donateurs âgés (NDLR : plus de 70ans en moyenne dans le Cantal), une situation démographique et économique difficile”, a relevé le représentant de l’agence Alteriade, qui accompagne une trentaine de diocèses dans leur stratégie de communication, dont celui de Saint-Flour. Aussi, l’objectif que s’est fixé le diocèse pour cette campagne 2013, qui sera officiellement lancée le dimanche 24mars lors de la messe des Rameaux, c’est de revaloriser la collecte et gagner a minima 100donateurs. Comment ?“Il n’y a pas de miracle, a glissé le conseiller en communication, prônant un travail de terrain.Quand les paroissent se mobilisent, ça fonctionne.” Une mobilisation bénévole qui assure d’ailleurs des coûts de collecte réduits à 4%des sommes versées et qui passe par un programme riche en outils : les fameuses enveloppes distribuées ou posées dans l’église, trois affiches visant chacune une frange de donateurs fidèles ou potentiels (seniors de plus de 65ans, la tranche à conquérir des 30-45ans et la génération à venir) avec un message de responsabilisation : “La vie de l’église est entre nos mains”. Plus pragmatiquement, il a été conseillé de sensibiliser les donateurs potentiels aux versements en ligne (49dons en 2012 seulement), au paiement par prélèvement automatique (383en 2012), les chèques assurant encore dans le diocèse 86%des paiements.

 

(1) Le diocèse assure le complément de pension des prêtres retirés pour la porter au montant perçu par ceux en activité. Par ailleurs, il prend en charge une partie de l’hébergement de ces prêtres retirés à la maison Saint-Raphaël (Aurillac).

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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