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« Demain, il faudra du salariat agricole pour éviter l'érosion de la production »

Le salariat agricole était au coeur des discussions lors de la journée organisée par la FNSEA du Puy-de-Dôme à Saint-Diéry sur le thème de l'emploi.

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Le salariat agricole a été l'objet d'une rencontre entre tous les acteurs du secteur.
© Aurélia Brachet

Le salariat agricole prend de plus en plus d'importance.

Rendez-vous était donné au Gaec du Bois-Joli, à Saint-Diéry, pour cette journée dédiée à l'emploi agricole. L'exploitation de Marilyne et de ses 3 associés, qui produisent du Saint-Nectaire AOP, était l'exemple idéal au vu de la quinzaine de salariés employés sur place.

À lire aussi : Cartographie de l'emploi agricole en Auvergne Rhône Alpes

 

Salariat agricole : une main-d’œuvre indispensable demain ?

Les discussions se sont d'abord concentrées sur le renouvellement des générations, un enjeu majeur pour l'agriculture. Christophe Ferret, président de Terre d'emploi 63, a indiqué que « nos enfants ne suffiront pas à nous remplacer ». Il a mis l'accent sur l'importance du salariat en début de carrière : « C'est une très bonne école de formation avant de devenir exploitant, surtout quand on ne vient pas du milieu agricole, car il y a beaucoup de compétences à acquérir ».

Parmi les avantages d'avoir un salarié, il a souligné que « c'est ce qui permet de faire évoluer une exploitation », avant d'ajouter : « Demain, il faudra du salariat agricole pour éviter l'érosion de la production ».

Mais pour cela, il est « nécessaire d'agir dès maintenant » en communiquant sur la variété des métiers agricoles, tout en enseignant aux jeunes « la vraie réalité des choses », a-t-il indiqué.

À lire aussi : Une journée pour encourager l’installation et le salariat en élevage laitier

 

Il faut communiquer sur les métiers du secteur agricole

Luc Pierron (président) et Valérie Poccard (juriste), de la commission emploi/formation de la FRSEA Auvergne Rhône-Alpes, étaient présents. « Nous devons négocier des conditions de travail dans un milieu où les réglementations changent tous les jours », a rappelé Luc Pierron.

Il a également souligné la méconnaissance des acteurs de l'emploi sur les problématiques agricoles : « Les centres de formation n'enseignent pas forcément ce dont on a besoin sur les exploitations. Quant aux conseillers France Travail, ils ne savent pas ce qu'on fait exactement. En allant les voir, on leur permet de nous envoyer des salariés qui ont les compétences recherchées ».

Les spécificités des nouvelles générations de travailleurs ont également été abordées par le président régional de la commission emploi : « Ils ne veulent plus de CDI, qu'ils jugent trop contraignant. Nous devons mieux les comprendre pour savoir quoi leur proposer ».

Enfin, une jeune salariée du Gaec est venue témoigner et a expliqué qu'elle a été embauchée à sa sortie d'école par les associés. « Je suis venue me balader sur la zone alors que je cherchais une structure pour apprendre toutes les étapes de la fabrication du fromage. J'ai été accueillie comme une salariée, et même plus encore, c'est ce qui m'a donné envie de rester. Ici, nous donnons tous notre avis, on se sent écoutés. » L'occasion de conclure sur la nécessité de relations respectueuses entre employeurs et salariés, dans un sens comme dans l'autre.

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