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Dégraisser, pourquoi pas, mais en maintenant les bassins de vie

André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale était en Lozère, jeudi 21 et vendredi 22 mai. Il a multiplié les rencontres avec les acteurs du territoire (agriculteurs, salariés de Quézac, etc.) et défendu la réforme territoriale lors d’une réunion avec les maires ; « une urgence pour faire des économies », selon lui.

© Sandra Hartmann

La fusion des régions, effective au 1er janvier prochain, s’inscrit dans une réforme territoriale répondant à plusieurs objectifs. Tout d’abord, un peu de clarté. Une formule passé à la postérité, il faut dégraisser le mammouth. La France cumule 41 % de toutes les collectivités des 28 pays de l’Union européenne. Et la réforme de 2010, censée redistribuer les cartes n’a pas été au bout à cause du changement de majorité. Reste néanmoins deux principes : la modification des rapports entre les communes et les intercommunalités et l’élection au suffrage universel direct des délégués des communes des différentes communautés de communes en même temps des conseillers municipaux. Un premier point auquel est censé répondre la nouvelle réforme : celui du qui fait quoi. « Je connais la réalité des instituions et celle des élus, détaille le secrétaire d’ État. Cet enchevêtrement de compétences n’est plus possible. » En résumé, les communes garde les services de proximité, les départements leurs compétences sociales et territoriales et enfin les régions « renforcées deviendront plus puissantes. Toutes les données ne sont pas encore connues, des interactions sont en train de se mettre en place, nous devons déterminer les derniers pôles de décision. Dans cette nouvelle organisation, le monde rural a sa place. » L’hyper-ruralité, si chère au sénateur Bertrand a-t-elle entendue à Paris ? L’essai est passé : « La République est une et indivisible, poursuit André Vallini. En Lozère, les communautés de communes à 20 000 habitants n’ont pas lieu d’être. Une gestion différenciée est toujours possible. Je pose aussi une autre question, pourquoi ne pas envisager de répartir les services spécialisés de l’État ? L’agriculture ou la culture par exemple, tout en maintenant la mutualisation des moyens. » La transformation est attendue. Mais transformer peut être long car il faut d’abord créer les ensembles permettant de mutualiser.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 28 mai 2015.

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