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Déclinaison française de la Pac : Julien Denormandie choisit la stabilité

Le ministre de l'Agriculture a présenté le 21 mai son Plan stratégique national (PSN), une déclinaison française de la future Pac marquée par une volonté de stabilité, qui satisfait plutôt le syndicalisme majoritaire.

Le ministre de l'Agriculture a présenté le 21 mai son Plan stratégique national (PSN), une déclinaison française de la future Pac marquée par une volonté de stabilité, qui satisfait plutôt le syndicalisme majoritaire.
Le ministre de l'Agriculture a présenté le 21 mai son Plan stratégique national (PSN), une déclinaison française de la future Pac marquée par une volonté de stabilité, qui satisfait plutôt le syndicalisme majoritaire.
© Cheick Saidou - Agriculture.gouv.fr

Julien Denormandie avait prévenu qu'il ferait des déçus. Ils seront essentiellement du côté de la Confédération paysanne et des ONG environnementales. Fédérées au sein de la Plateforme pour une autre Pac, ces organisations ont, le 21 mai, claqué la porte de la réunion durant laquelle le ministre de l'Agriculture a présenté la façon dont la France utilisera les fonds de la future Politique agricole commune (Pac), soit environ 9 milliards d'euros par an.
Pour élaborer son Plan stratégique national (PSN), le ministre a privilégié une stabilité qui correspond plutôt aux souhaits du syndicat majoritaire, la FNSEA. Alors que la précédente Pac avait entraîné « jusqu'à 20 % » de variation d'aides dans certains territoires, Julien Denormandie promet que ses choix ne feront pas varier de plus de 4 % les montants moyens touchés par « grande filière ou territoire ».
Symbole de cette stabilité, le montant du transfert entre le premier et le second pilier de la Pac est maintenu (7,5 %), de même que le montant du paiement redistributif (10 %, toujours sur la base des 52 premiers hectares). Le niveau de convergence des aides directes est fixé à 85 % (70 % actuellement) en fin de période, atteint de manière progressive avec un plafond individuel de perte à 30 %. Autant d'arbitrages en ligne avec les propositions de la FNSEA.

Effort budgétaire de l'État
Autre poids lourd inchangé, l'ICHN est maintenu à 1,1 milliard d'euros, tout comme les Maec à 250 millions d'euros, grâce à un effort budgétaire supplémentaire de l'État de 700 millions d'euros sur la période. 30 millions d'euros de Maec seront réservés aux zones à faible potentiel agronomique et l'État se réserve le droit - si le règlement UE le permet - de créer des Maec forfaitaires, pour 22 millions d'euros, comme demandé par Régions de France ou les chambres d'agriculture. Enfin le budget du Posei (Outre-mer) est maintenu. Le soutien aux jeunes agriculteurs est augmenté de 50 % sur le premier pilier, et de 33 millions d'euros sur le second pilier.

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