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Débat de sémantique entre étudiants et professionnels

Le partenariat national Jeunes agriculteurs AFDI pour promouvoir l’année internationale de l’agriculture familiale s’est concrétisé en Auvergne par une table ronde, organisée en collaboration avec l’association étudiante Tonga Soa.

© SCG

Après une intervention de Jacques Chazalet, président d’AFDI Auvergne, de Thibault David, responsable Jeunes agriculteurs à AFDI, et de Laurent Rieutort, professeur des universités, directeur de l’Institut d’Auvergne du Développement des Territoires, permettant de dessiner les contours de l’agriculture familiale, le débat s’est rapidement engagé avec la salle.
D’abord la question de la définition de l’agriculture familiale a largement alimenté les échanges. Elle pourrait être résumée en ces termes : des agriculteurs responsables des décisions qu’ils prennent, souverains sur leurs outils de production et qui disposent d’un lien organique entre leur famille et leurs facteurs de production.

Le risque de financiarisation
L’année internationale de l’agriculture familiale a été décrétée par l’ONU pour rehausser l’image de l’agriculture familiale, la remettre au centre des politiques agricoles, environnementales et sociales dans les programmes d’actions nationaux. Du fait de la diversité des modes de production qu’elle inclut et de son adaptation aux spécificités de chaque territoire, l’agriculture familiale semble un modèle à suivre. À l’inverse, d’une agriculture capitalistique, « qui régie par la seule logique de rentabilité pourrait fragiliser l’ensemble des équilibres territoriaux », a souligné, Laurent Rieutort.
Autrement dit, si l’exploitation venait à ne plus être rentable, les porteurs de capitaux pourraient se détacher de l’exploitation, et ce serait alors tout un territoire qui serait impacté, son aménagement, son approvisionnement… « Peut-on laisser la sécurité alimentaire mondiale entre les mains de quelques investisseurs ? », a interrogé l’un des participants.
Résolument, l’agriculture ne peut obéir à un strict schéma capitalistique. « Pour nourrir une population croissance, vivant de plus en plus dans des milieux urbains, nous avons besoin de collectif d’agriculteurs responsables, reconnus, capables de s’approprier les enjeux sociaux », a estimé Jacques Chazalet.

 

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La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 26 décembre 2014.

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