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De nouvelles actions en 2013 et 2014 pour Interbev Limousin

Pour son assemblée générale annuelle, Interbev Limousin a choisi de mettre l’accent sur deux actions dans lesquelles le comité régional s’implique. Si la première est déjà achevée, l’autre se concrétisera à l’automne.

© P. Dumont

En avril dernier, huit comités régionaux d’Interbev, dont Interbev Limousin, se rendaient en Turquie pour un voyage d’étude. Un déplacement riche en enseignements pour les participants. Pour ceux qui n’avaient pu y participer, Xavier Nicolle d’Interbev Limousin a proposé un bref compte-rendu de la mission lors de l’assemblée générale. Actuellement au 5e rang des économies émergentes et avec une croissance de 5 % par an, la Turquie est le 7e pays agricole du monde. Avec l’essor du tourisme, les surfaces de pâturage sont en recul. Elles sont en outre régulièrement touchées par la sécheresse d’où un déficit récurrent en fourrage. Le cheptel actuel est majoritairement composé de laitières. Depuis les importations bovines de 2011 et 2012 qui ont déstabilisé leur marché intérieur, la Turquie a freiné des quatre fers. Pourtant, les besoins sont toujours là. Il faut donc trouver un terrain d’entente afin de satisfaire ces besoins (200 000 têtes par an) sans mettre en péril l’économie locale. Aujourd’hui, la Turquie recherche principalement des animaux maigres (200-250 kg) à engraisser. « Les turcs ne connaissent pas forcément nos produits, précise Jean-Noël Bonnet, représentant  de l’Institut de l’Élevage. S’ils veulent du maigre, C’est parce qu’ils pensent avoir plus de valeur ajoutée en engraissant eux-mêmes. Ce qu’il leur faut, ce sont des animaux avec une bonne efficacité alimentaire, c’est le cas de la race limousine. Il y a de la place pour tout le monde mais il faut construire un schéma équilibré. » À ne pas oublier non plus, la position stratégique de la Turquie qui commerce aujourd’hui avec tout le Moyen-Orient et dont la langue est parlée jusqu’en Chine occidentale. Plus près de nous, Interbev travaille actuellement à l’organisation des Rencontres Made in Viande qui auront lieu du 25 au 31 octobre 2014 sur toute la région. Destinées à un large public, ces rencontres ont pour objectif de faire découvrir toute la filière au grand public par le biais de visites, dégustations et autres. En Limousin, 22 structures ont déjà répondu présentes : dix éleveurs, un centre d’allotement, deux abattoirs, le marché au cadran d’Ussel, le Ciirpo le Pôle de Lanaud et l’entreprise Plainemaison. Pour atteindre les 70 sites escomptés, Interbev Limousin a d’ores et déjà fait appel aux OPA, aux JA et aux FDSEA. Invités à l’assemblée générale, Roger Lanfroy et Jean-Luc Bouton, président et responsable du collège régional d’Interbev ont profité de l’occasion pour évoquer plusieurs dossiers d’actualité dont celui des accords bilatéraux. Un gros travail de lobbying est en cours pour empêcher la viande américaine et canadienne d’envahir le marché français, viande dont on sait que la production ne répond pas aux normes européennes. Enfin, l’interprofession travaille à une dénomination simplifiée des morceaux de viande pour faciliter le choix des consommateurs. Elle espère également que des repères de consommation sur le modèle de « cinq fruits et légumes par jour » pourront être mis en place prochainement.

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