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Réserve
De l’eau pour l’irrigation et pour l’autonomie fourragère

Deux projets de retenues collinaires, des ouvrages de stockage de l’eau pouvant être assimilés à des mini-barrages, sont en cours de construction, l’un à la Canourgue, l’autre à Chaudeyrac, afin d’alimenter en eau deux exploitations agricoles.

En 2010, la région Languedoc-Roussillon a obtenu une dérogation exceptionnelle, dans le cadre du soutien à l’irrigation individuelle, pour financer des projets de retenues collinaires agricoles. Le but est de permettre à des exploitations de mieux gérer leurs stocks de fourrage et d’atteindre l’autonomie. Lors d’années de sècheresse, l’économie réalisée est considérable.

Les retenues collinaires, pour être financées, sont construites avec un objectif de respect de l’équilibre des milieux aquatiques. L’association Copage avait donc lancé un appel à projet sur des retenues collinaires. Une trentaine d’exploitations se sont renseignées. Neuf étaient particulièrement intéressées, mais après étude des budgets, sept ont été retenues en pré-étude. Après l’abandon de quatre exploitations pour des raisons financières et de la cinquième en raison de la dangerosité du terrain, deux projets, portés par l’Astaf*, ont reçus les autorisations nécéssaires par les services instructeurs de la DDT et de la Dreal** Languedoc Roussillon et sont aujourd’hui en plein chantier : le Gaec de Fraissinet, à la Canourgue et le Gaec des Maurels à Chaudeyrac.

Ces deux projets sont financés à 25 % par le conseil régional et à 25 % par le département. Le Copage a, quant à lui, aidé à la recherche d’exploitations souhaitant investir dans un tel projet et réalisé les calculs de volume d’eau nécessaires par rapport aux rotations des cultures pour chaque exploitation déposant un dossier. Aux Fraissinet, il s’agit de créer une réserve en eau de 120 00 m³ avec un investissement estimé à environ 200 000 euros. Le site de Chaudeyrac, qui comporte déjà une retenue de 8 000 m³, sera agrandit pour contenir 23 000 m³ avec un investissement de 327 000 euros. Une première pour le département de la Lozère.

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère N°1235 du 28 novembre 2013, page 5.

 

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