Aller au contenu principal

Effluents
De la stabulation aux ouvrages de stockage

La journée porte ouverte bâtiments d'élevage, organisée par la Chambre d'agriculture de Haute-Loire le 28 février,
propose un focus sur la problématique effluents.

Pour une bonne valorisation des effluents d’élevage, une attention particulière doit être menée afin d’avoir un produit de type fumier ou lisier en évitant les produits intermédiaires (fumier mou ou lisier pailleux).
Pour une bonne valorisation des effluents d’élevage, une attention particulière doit être menée afin d’avoir un produit de type fumier ou lisier en évitant les produits intermédiaires (fumier mou ou lisier pailleux).
© © HLP

Pour une bonne valorisation des effluents d’élevage, une attention particulière doit être menée afin d’avoir un produit de type fumier ou lisier en évitant les produits intermédiaires (fumier mou ou lisier pailleux).
La problématique liée à la production de paille dans nos zones de montagne conjuguée à une forte augmentation du prix de ce produit à l’achat n’incite pas toujours à respecter un niveau de paillage qui permettrait d’obtenir un produit consistant.

Des effluents stockables et manipulables  
Le but recherché est d’avoir des effluents stockables et manipulables avec du lisier facile à malaxer et à épandre et un fumier qui se tient bien, facile à reprendre avec une fourche hydraulique. Pour mémoire il est important de rappeler qu’un fumier s’obtient avec 4 kg de paille par vache et par jour en bâtiment pour vaches laitières de type logettes.
Au-delà du niveau de paillage, la fréquence du curage peut aussi avoir des conséquences sur le produit final. Le compromis est toujours délicat entre l’obtention d’un produit homogène et des bétons de sols le plus sec possible. Le type de raclage, et surtout la fréquence de celui-ci, a d’énormes conséquences sur le résultat final.
D’autres facteurs entrent bien évidemment en compte dans le résultat final, niveau de production, type d’alimentation, vitesse de raclage sur la grille…

Des solutions existent
Néanmoins des solutions techniques existent pour faire face à cette contrainte si elle est bien évaluée au préalable.
Par exemple une grille d’égouttage bien conçue peut être une solution, pour cela il faudra bien dimensionner celle-ci en fonction des pratiques de chacun. (cf tableau). Cette grille peut être réalisée de différentes façons mais une largeur de 1 mètre environ assure l’égouttage du fumier par effet mécanique ; la profondeur sera définie en fonction de la topographie, de la distance par rapport à la fosse et du nombre d’animaux.
La grille avec du fer en T évite l’adhérence du fumier en période plus sèche et semble donner satisfaction.
Une bonne gestion des effluents ne concourt pas seulement à réduire les fuites de nitrates mais avant tout à réduire le plus possible les achats d’engrais minéraux azotés devenus très onéreux. Pour une bonne activité biologique du sol, des restitutions de carbone facilement dégradable sont indispensables. Les cultures fourragères conservées, comme le maïs ensilage par exemple, ne présentent que très peu de résidus de récolte. Le retour des déjections est alors très bénéfique pour nourrir la vie du sol. En outre, les fourrages récoltés ont extrait du sol de grandes quantités d’éléments minéraux tels que phosphore, potassium ou magnésium qu’il est important de retourner au sol.
La journée du 28 février permettra entre autres de faire un focus sur les grilles d’égouttage sur les deux exploitations laitières du rallye.

 

Portes ouvertes de 3 bâtiments
Mardi 28 février, participez au Rallye «bâtiments d’élevage» organisé par la Chambre d’agriculture 43, avec les visites de 3 exploitations autour du Puy. C’est un rallye avec 3 arrêts :
. au GAEC du Clapou à St Germain Laprade, de 10h à 12h, dans un bâtiment pour vaches allaitantes.
. au GAEC du Rond Rouge au Puy-en-Velay de 13h30 à 15h30 dans un bâtiment de vaches laitières : grille d’égouttage, ventilation des bâtiments, énergie photovoltaïque, récupérateur de chaleur, et gestion des effluents.
. un autre bâtiment de vaches laitières au GAEC du Bois Royer de 15h30 à 17h30 à Coubon.

Les plus lus

Alice, Daniel et Florent se lancent dans des travaux pour bénéficier de meilleures conditions de travail.
À Saint-Victor-Malescours, le GAEC de Montebello repense sa stabulation avec la 3D

Au Gaec de Montebello, on attend avec impatience que les travaux d'agrandissement et de réaménagement de la stabulation…

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Loïc Richard, éleveur caprin sur la commune d'Olby, dans le Puy-de-Dôme.
À Olby, Loïc Richard transforme son lait de chèvre et valorise ses chevreaux en vente directe

Loïc Richard est éleveur de chèvres sur la commune d’Olby, dans le Puy-de-Dôme. Installé depuis 2020, il débute en production…

Volailles : un nouveau bâtiment d’élevage pour le GAEC Cluzy

À Thiel-sur-Acolin, le GAEC Cluzy franchit une nouvelle étape dans son développement avec la mise en service de deux nouveaux…

dux hommes et un fromage cantal à gauche
Fromage à la ferme : Penser le confort de travail

 Pour Anthony Loubeyre, la valorisation du lait par la fabrication de cantal et de salers doit prendre en compte le…

Race salers : “La situation n’est pas dramatique, mais il faut qu’on se bouge collectivement”

Confrontée à l’érosion de ses effectifs, la race salers doit réagir. Le Herd-book salers fixe le cap : davantage de pur,…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière