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De faux commerciaux démarchent les exploitants agricoles pour de la publicité

Deux sociétés parisiennes contactent des exploitants du milieu agricole sur le territoire national afin de leur vendre un encart publicitaire dans un magazine inconnu (« Terre agricole ») en promettant une diffusion à raison de 80 000 exemplaires par trimestre, envoyés par plis nominatifs à d'autres exploitants, PME PMI, sachant qu'aucun lien d'abonnement à cette revue n'existe, impliquant l'impossibilité de diffuser cet ouvrage. Deux sociétés interviennent : RCP Media, permettant au client de voir la production en ligne (qui en fait reste sur le site sans être diffusé) et FI Communication qui opère dans le démarchage via différentes identités connues : Arthur Dubois ; Raphaël Petit ; David Guyard. Le commercial propose aux exploitants des encarts allant du quart de page à 2 000 EUR à quatre pages pour 25 000 EUR. Prétextant une promotion pour « boucler une édition » le commercial attire l'exploitant par une offre alléchante aux alentours des 1 200 EUR (selon les choix). À première vue, cette proposition concerne « une parution » dans cet ouvrage fantôme qui, après signature du contrat, s'avère être un paiement mensuel sur une durée d'un an. Le contrat est fait de sorte qu'aucun droit de retrait ne puisse être exercé par le client.
Si aucun exploitant ne semble-t-il, n'a été touché en Lozère pour le moment, la gendarmerie rappelle les bons réflexes : « ne jamais payer tout de suite, vérifier le nom de la société ou du démarcheur dans une barre de recherche sur Internet pour lire les avis, et rester toujours vigilant face aux escroqueries possibles : si les démarcheurs veulent que tout aille très vite, et que le prix est très alléchant, c'est souvent qu'il y a un problème ». En cas de doute, rappelle la gendarmerie, ne jamais hésiter à appeler le 17 pour vérifier ce qu'il en est, et si arnaque il y a eu, il faut aussitôt porter plainte, pour que les enquêteurs puissent rapidement remonter aux auteurs. Enfin, toujours demander l'envoi d'un contrat ou des conditions générales de vente avant d'agréer quoi que ce soit, pour vérifier que tout est correct (les escroqueries n'ont, généralement, pas envie d'envoyer ces documents et laisseront tomber).

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