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David Chauve, président de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme

© AA

Au-delà de la perte de moyens financiers, c'est avant tout un très mauvais signe adressé par le gouvernement à la ruralité. L'état prétendait en effet redonner du pouvoir d'achat aux agriculteurs en diminuant la TA-TFNB. De qui se moque- t-on quand on sait que ça ne représente que 1€/Ha en propriété !

La baisse de 15% représente environ 450 000€ au niveau de la Chambre d'agriculture du Puy-de-Dôme. La collecte de l'impôt au niveau régional avec un retour au département limité à 70% portait à 1 million d'€ le coût de rabot budgétaire de l'état sur le budget des Chambres d'agriculture.

Cette décision était totalement incohérente. Car comment peut-on supprimer des moyens d'accompagnement auprès des agriculteurs au moment où tout le monde veut remettre en cause le modèle et les pratiques agricoles !

Il y a de quoi se poser de vraies questions quant à ce que sera l'agriculture demain si l'on continue à assister à l'abandon croissant auquel est confronté le secteur agricole. À travers ces décisions de coupe budgétaire c'est d'abord la garantie de l'affaiblissement de l'échelon départemental et la perte des services de proximité. Cela est vécu comme une agression de l'échelon départemental, avec sous entendue, l'idée qu'en asphyxiant les départements, on précipite une régionalisation à un moment où la loi Essoc de simplification administrative prévoit d'élargir le périmètre des missions des Chambres d'agriculture et de leur fixer un contrat d'objectifs sur six ans.

Les agriculteurs sont très éloignés de ces sujets actuellement, mais le subiront de plein fouet avec moins de services à leur disposition ou à des coûts bien supérieurs à ceux pratiqués aujourd'hui.

C'est pour toutes ces raisons que l'ensemble des responsables sont montés fortement au créneau ces derniers mois, auprès du ministre mais aussi des députés et sénateurs, au point de créer des turbulences au sein de la majorité et pousser le gouvernement à retirer les propositions faites dans le projet de loi de finances 2020 concernant la réduction des moyens alloués aux chambres d'agriculture.

 

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