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Haras nationaux
Dans une semaine, le sort de l’activité de monte sera scellé

Depuis longtemps, l’État a prévenu qu’il transfèrerait une partie des activités assurées depuis Colbert par les Haras.Les candidatures sont reçues jusqu’au vendredi 23 novembre.

© RSA
Le 23 novembre.À compter de ce jour, sera close la remise de dossiers pour prétendre à reprendre l’activité séculaire assurée jusqu’à présent par les Haras nationaux, en matière de reproduction animale (étalonnage, échographie, insémination, identification, etc.), tant pour les chevaux de trait que les chevaux de sport.Un transfert qui comprend les locaux, le matériel et éventuellement les agents; la nouvelle entité, l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) recentrant l’essentiel de ses activités sur l’attelage, l’animation et éventuellement la formation(voir ci-dessous). “Soit nous avons des dossiers à cette date -de candidats du Cantal ou extérieurs- et il nous reviendra de choisir celui qui répondra le mieux aux attentes des éleveurs; soit nous n’en avons pas et, dans ce cas, je ne conçois pas que la vie s’arrête”, tente de rassurer Claude Mouysset, directeur du site d’Aurillac.L’activité a été proposée au syndicat départemental des éleveurs de chevaux lourds que préside Roger Condamine. “C’est bien au-dessus de nos moyens financiers, d’autant que l’activité est déficitaire de plusieurs dizaines de milliers d’euros chaque année”, rappelle celui-ci.Lui qui fait partie de la commission qui examinera dans une semaine les candidatures, craint d’ailleurs que pour équilibrer les comptes, le repreneur ne pratique des tarifs prohibitifs pour la plupart des éleveurs... à moins d’aides publiques. Et puisque le secteur des équidés est la seule grande production qui ne soit pas représentée au sein de l’union de coopératives Altitude, on est en droit de se demander si le groupe ne déposera pas un dossier.Le président, Jean-Pierre Chateau, est plus que réservé.La diversification à tout prix, il n’en veut pas: “36métiers, 36misères”, résume-t-il dans une formule. D’autant qu’il doute que la filière cheval soit un jour rentable...

Des conséquences sociales

Reste la piste d’une entreprise privée. Il se murmure que deux vétérinaires seraient sur les rangs.Claude Mouysset imagine même, si le cas venait à se présenter, de faire travailler ensemble une structure privée et une structure coopérative ; l’une chargée de la récolte des semences, l’autre de sa diffusion par insémination animale.Ou encore une entreprise pour la reproduction des chevaux de selle et un groupement d’éleveurs pour les chevaux de trait...“Trouver des ententes”, comme le soumet le directeur. Le discours ne suffit pas à tranquilliser Roger Condamine.Le représentant des éleveurs de chevaux lourds du Cantal a écrit au ministre demandant - une nouvelle fois - si l’État ne pouvait pas continuer d’assurer ces missions.Sans succès.

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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