Daniel Couderc : « La diversité de nos administrateurs fait la force de la FNSEA »
À l’occasion du renouvellement du Conseil d’administration de la FNSEA pour la mandature 2026-2029, Daniel Couderc, vice-président de la FDSEA de la Corrèze et administrateur de la FNSEA, revient sur le profil des administrateurs et des exploitations qu’ils représentent.
À l’occasion du renouvellement du Conseil d’administration de la FNSEA pour la mandature 2026-2029, Daniel Couderc, vice-président de la FDSEA de la Corrèze et administrateur de la FNSEA, revient sur le profil des administrateurs et des exploitations qu’ils représentent.
Ces chiffres démontrent avant tout que notre Conseil d'administration est à l'image de l'agriculture française dans toute sa diversité. Derrière les pourcentages, il y a des femmes et des hommes engagés qui représentent les réalités du terrain et portent la voix des agriculteurs dans toutes les filières. »
Un syndicalisme qui se renouvelle
L'âge moyen des administrateurs est de 50 ans, avec une représentation féminine qui atteint désormais 28 %.
Nous avons encore des progrès à accomplir en matière de renouvellement et de féminisation, mais ces chiffres témoignent d'une évolution positive de notre réseau. La diversité des profils est une richesse pour le syndicalisme agricole. »
Des exploitations représentatives de la diversité agricole
Les exploitations représentées affichent une surface moyenne de 156,6 hectares et 11 % d'entre elles sont certifiées en agriculture biologique.
Cela montre que la FNSEA rassemble des modèles d'exploitation variés, sans opposition entre les systèmes de production. Notre rôle est justement de défendre tous les agriculteurs, quels que soient leurs choix de production. »
Toutes les filières ont leur place
Les productions représentées illustrent également cette diversité : 30 % des administrateurs sont issus de l'élevage, 30 % de la polyculture-élevage, 22 % des grandes cultures, 10 % de la viticulture, tandis que le maraîchage, les plantes à parfum et l'horticulture complètent cette représentation.
Cette pluralité est essentielle. Elle garantit que chaque production, chaque territoire et chaque problématique puissent être portés au sein des instances nationales. »
La qualité et la création de valeur au rendez-vous
Près d'un administrateur sur deux est également engagé dans une démarche de qualité ou de valorisation de ses productions, qu'il s'agisse d'AOP, d'IGP, de Label Rouge ou encore de certification HVE.
Les signes officiels de qualité occupent une place importante dans nos exploitations. Ils participent à la création de valeur, renforcent le lien avec les consommateurs et contribuent à la reconnaissance de nos productions. »
Des formes d'exploitation en constante évolution
Les formes sociétaires représentées traduisent également l'évolution de l'agriculture française. Les GAEC (34 %) et les EARL (27 %) constituent les principales structures, devant les exploitations individuelles (15 %) et les SCEA (15 %).
Ces chiffres montrent l'adaptation permanente de nos exploitations aux enjeux économiques, humains et organisationnels auxquels elles sont confrontées. »
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Une diversité qui fait la force du réseau FNSEA
Pour Daniel Couderc, ces données rappellent une évidence :
La force de la FNSEA réside dans sa capacité à rassembler des agriculteurs aux profils très différents autour d'un objectif commun : défendre l'agriculture française et garantir l'avenir de nos exploitations. Dans un contexte où les défis sont nombreux, cette diversité n'est pas une faiblesse, elle est au contraire l'une des principales forces de notre réseau syndical. »