Aller au contenu principal

Créer une OP et y adhérer pour sécuriser les éleveurs

Témoignage d’un producteur qui compte sur une future OP Massif central pour défendre ses intérêts.

Bernard Malroux, producteur de lait à Saint-Étienne-de-Maurs.
Bernard Malroux, producteur de lait à Saint-Étienne-de-Maurs.
© R. Saint-André
Au fond du tiroir ! Voilà, selon sa propre expression, où a atterri, pendant des mois, la proposition de contrat adressée à Bernard Malroux, producteur de lait à Saint-Étienne-de-Maurs, par l’entreprise Lactalis qui le collecte. Aujourd’hui, il ne regrette pas d’avoir attendu l’avis éclairé du juriste de la FNPL avant de s’engager. “J’imaginais que l’entreprise, qui respecte les accords de prix et qui rencontre chaque trimestre le syndicat des éleveurs collectés, était plus proche des producteurs”, avoue-t-il. Car le fait que Lactalis refuse une signature tripartite, associant une organisation de producteurs (OP), a déçu Bernard Malroux. D’autant que d’autres grands groupes l’ont acceptée.  Une “désagréable surprise” qu’estompent partiellement les récentes avancées obtenues dans la convention cadre, sous l’œil d’un médiateur. Alors, comme prévu par le calendrier initial, le contrat signé a été renvoyé avant le 30 avril.

“L’organisation de producteurs est une force”

 

“Que l’entreprise reconnaisse les OP est sécurisant”, témoigne l’éleveur prêt à adhérer dès qu’un groupement se mettra en place. “Ce sera même, à mon sens, une des adhésions les plus importantes pour notre avenir à nous, producteurs de lait”. Dans ce schéma, il compte sur l’implication de Claude Bonnet, actuel président du syndicat des éleveurs de Châtaigneraie livrant à Lactalis : “Il a montré sa détermination en faisant entendre notre voix à Paris, chaque fois qu’il le fallait”. Et puisqu’il faut plus de 200 producteurs pour qu’une OP soit reconnue, l’idée d’associer ceux de Châtaigneraie, de Riom-ès-Montagnes et du Puy-de-Dôme au sein d’une même organisation ne contrarie pas l’éleveur de Saint-Étienne-de-Maurs. “Se diviser n’a jamais été bon. Nous faisons tous le même métier et nous serons autour de 400 pour peser suffisamment et renégocier le contrat s’il y a lieu. Une vraie force”, analyse-t-il.  Bernard Malroux espère désormais que la création de cette OP se fasse vite, avant l’automne. Sous peine que l’accord obtenu soit caduque.

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

Les plus lus

Deux personnes avec un vélo
Cézens, nouvelle formule pour l'Auberge

L’auberge de Cézens retrouve de l’appétit à recevoir voisins, visiteurs et touristes grâce à l’arrivée d’un couple de…

La Haute-Loire remporte la ligue des champions des montbéliardes !

Le concours Montbéliard Prestige s'est déroulé à Besançon du 7 au 9 mai, et la Haute-Loire s'est faite remarquer avec les…

Apiculteur devant ses ruches dans le Cantal, avec en premier plan des pots de miel
La météo et le frelon décideront du succès du miel de montagne

Luc Mathieu est un des rares apiculteurs professionnels du Cantal. Il élève ses propres reines, double son cheptel d’ouvrières…

Quatre personnes et un cheval au centre
Saint-Flour, Equi-Club se remet en selle

Le club d’équitation sanflorain revient avec une nouvelle équipe et de nouvelles ambitions en trois points : formation,…

Virginie Crespy sur son exploitation, en compagnie de son fils Adrien, 3 ans.
"L'installation c'est comme une roue qu'on lance et faut que ça roule !"

Virginie Crespy est la nouvelle secrétaire générale des Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire. Cette jeune maman qui attend un…

la cantinière tient un plateau rempli de steaks.
Viande de Hautes Terres, Première livraison au collège

Vendredi 3 mai, l’association Viande de Hautes Terres livrait pour la première fois ses steaks hachés à la cantine du collège…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière