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Création d’un marché au cadran à Saint-Flour : une volonté de la ville et des éleveurs

Les initiateurs d’un marché au cadran sur l’Est du Cantal lancent une consultation pour connaître l’intérêt des éleveurs pour un tel outil. Les élus de Saint-Flour se montrent favorables.

quatre personnes alignées
Michel Bos, Sébastien Raynal, Patrick Théron et Jean-Luc Perrin croient dans un marché au cadran implanté à Saint-Flour.
© b.parret

État de réflexion

Un marché au cadran verra-t-il le jour sur le bassin sanflorain, devenant ainsi le deuxième du Cantal après celui de Mauriac ? Les initiateurs du projet considèrent l’option tout à fait réalisable avec pour atout de venir en complément de la structure nord-cantalienne. La proximité de 
l’autoroute A75 pour drainer au-delà des limites départementales constitue un intérêt majeur. Un marché au cadran implanté sur le bassin sanflorain pourrait profiter aux éleveurs de la Lozère, du Nord-Aveyron, d’une partie du Puy-de-Dôme et de la Haute-Loire. Pour l’instant, sur ce secteur géographique, il n’existe rien de pareil. Et Michel Bos, un des trois instigateurs avec Patrick Théron et Sébastien Raynal, de préciser parmi les enjeux, celui de répondre en termes économiques à une cotation des animaux une fois par semaine et en particulier pour les éleveurs aubrac qui en sont dépourvus contrairement à leurs collègues salers. Le marché de Mauriac passe principalement des animaux à la robe acajou. “Ce serait, selon l’ancien président du syndicat des éleveurs aubrac du Cantal, un plus économique pour l’aubrac et pour dynamiser le négoce local au profit de tous les éleveurs.” Il existe un potentiel local. Les retours de visites d’autres marchés poussent à se lancer avec la possibilité de se démarquer dans le fonctionnement : participation en distanciel, mode de paiement, animations du site avec restauration sur place... “Nous sommes agréablement surpris de l’accueil qui nous est fait sur les autres sites, prêts à nous aider”, témoignent les trois éleveurs. 


Potentiels et atouts


Deux éléments conjoncturels jouent en leur faveur. En premier, les trois éleveurs “héritent” de l’abandon d’un projet similaire à Aumont-Aubrac, en Lozère, “faute de financement”, précise Sébastien Raynal. Le deuxième, non des moindre, est l’intérêt que les élus  de la ville de Saint-Flour portent à cette implantation. “L’actuel marché couvert possède un agrément mais plus pour longtemps, il est difficile d’accès et plus adapté à l’accueil dans de bonnes conditions des animaux en plein centre-ville, résume Jean-Luc Perrin, adjoint au maire et président du comité Foires et marchés, très présent dans l’organisation des événements agricoles dans la cité du Vent. Nous avions donc en vue de trouver un nouveau site pour l’activité existante liée à l’élevage et la création d’un marché au cadran pourrait renforcer ce choix. Nous partons d’une feuille blanche et la Ville pourrait porter le projet pour la partie immobilière. Un changement de site pour un projet économique nous demande de nous tourner vers la communauté de communes.” La gestion pourra être portée par un groupement d’éleveurs ou un gestionnaire spécifique. 
 

Position de l'intercommunalité

Jusqu’à présent, Saint-Flour communauté a avancé que ce marché au cadran n’était 
pas inscrit dans son projet de territoire".

Cependant, dans l’état d’avancement du dossier, un marché au cadran sur l’Est du Cantal dépasse les limites communales, même si l’installation se fera là ou à proximité très proche de Saint-Flour. L’objectif est aujourd’hui de convaincre plus large. “Si nous n’avons pas de retours positifs de la part des éleveurs, nous pourrions en rester là”, confie Michel Bos. Alors, le premier groupe de travail ayant échangé à plusieurs reprises avec la Ville veut passer à l’étape suivante et fédérer plus largement. En cette fin d’année, plusieurs rencontres sont programmées à destination des éleveurs (voir calendrier en encadré). Durant l’hiver, il s’agira de convaincre les communautés de communes de Hautes Terres - avec un intérêt pour les éleveurs des secteurs de Murat et du Cézallier - et de Saint-Flour, de soutenir 
l’initiative. “Jusqu’à présent, Saint-Flour communauté a avancé que ce marché au cadran n’était 
pas inscrit dans son projet de territoire, rappelle Jean-Luc Perrin. Il faut que les élus en débattent pour qu’il le soit pour la prochaine mandature à partir de l’année prochaine. C’est un enjeu politique.” Il en découlerait une adhésion de la chambre d’agriculture du Cantal liée par convention à la communauté de communes. L’espoir serait de poser la première pierre dans deux ans. “Saint-Flour a une carte à jouer”, résume Jean-Luc Perrin. Cet hiver sera mis à profit pour ficeler le dossier.  

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