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Covid-19 : les fromages AOP oscillent toujours entre craintes et optimisme

Les mesures de confinement liées à la crise sanitaire du Covid-19 ont touché de plein fouet les fromages AOP. Aujourd’hui la consommation reprend, laissant les filières espérer des jours meilleurs, mais des craintes subsistent.

Les mesures de confinement liées à la crise sanitaire du Covid-19 ont touché de plein fouet les fromages AOP. Aujourd’hui la consommation reprend, laissant les filières espérer des jours meilleurs, mais des craintes subsistent.
Les mesures de confinement liées à la crise sanitaire du Covid-19 ont touché de plein fouet les fromages AOP. Aujourd’hui la consommation reprend, laissant les filières espérer des jours meilleurs, mais des craintes subsistent.
© Marion Ghibaudo - Illustration

Face à la fermeture de la restauration hors domicile et la baisse brutale de la consommation lors du confinement, 2 000 tonnes de fromages sous appellations peinaient à trouver preneur au début de la crise du Covid-19. « Finalement, 500 tonnes ont pu trouver une place sur le marché », indique Michel Lacoste, président du Conseil national des appellations d’origine laitières (Cnaol), interrogé par Agra Presse le 15 juillet.
Par ailleurs, une bonne partie a été dirigée vers les filières de recyclage de fonte où la valorisation est « à peine à 10 % de la valorisation habituelle en AOP ». Les dons vers les plus démunis ont également représenté des débouchés importants pour ces fromages en manque de consommateurs. Des démarches locales ont pu être mises en place pour soutenir les fabricants qui ont préféré donner plutôt que jeter.
Si une partie des entreprises a dû prendre à sa charge le coût du don, des collectivités, en Savoie, dans l’Aisne et ailleurs, ont financé des opérations. Certaines entreprises, telle que GRDF, ont également réalisé des achats solidaires. Sur le plan national, l’association de don agricole Solaal a également joué un rôle clé, en association avec le Cnaol.
Malgré tout, « près de 5 % des fromages qui n’avaient trouvé preneur ont dû être jetés au tout début de la crise », regrette l’éleveur du Cantal. En termes de chiffre d’affaires les pertes pour l’ensemble des AOP sont estimées par le Cnaol à 140 millions d’euros.

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