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Covid-19 : Gestes barrière et vaccination pour tous

Pascal Tarrisson, directeur du CH Henri-Mondor d’Aurillac et du CH de Mauriac, et le docteur Mathieu Kuentz, président de la Commission médicale d’établissement, font le point.

Pascal Tarrisson, Mathieu Kuentz et Mme Cutajar
Pascal Tarrisson, Mathieu Kuentz et Mme Cutajar
© J.-M. A

“Il y va de la responsabilité de chacun !” Le docteur Mathieu Kuentz, biologiste et président de la Commission médicale d’établissement du centre hospitalier Henri-Mondor d’Aurillac, est très clair sur la situation. Sans être alarmistes, lui et Pascal Tarrisson, directeur du CH, prônent la nécessité d’appliquer les gestes barrière “et la vaccination contre la grippe, mais pour tout le monde”.
Le cluster de Mauriac (lire encadré) relance les débats sur la protection des uns et des autres et surtout fait grimper les chiffres du Cantal. “Nous avons un taux d’incidence qui monte petit à petit, expliquait lundi le docteur Kuentz. Au dernier point ARS (Agence régionale de santé, NDLR), nous étions à 45 pour 100 000 habitants  patients dépistés positifs.”

Se protéger pour ne pas saturer

Des chiffres revus donc à la hausse “avec principalement une diffusion en milieu ambulatoire, avec des clusters qui sont des clusters sociaux (intrafamilial, repas, événements sportifs...), précisait Mathieu Kuentz. Tout ce qui crée du lien social. Le virus diffuse clairement à cet endroit-là”. Si la capacité hospitalière est pour l’instant préservée, malgré un rebond début septembre issu d’un cluster, rien ne doit être laissé au hasard.
Ainsi, les professionnels appellent  à une extrême vigilance afin de ne pas saturer les lits de médecine. “Nous ne sommes pas en plan blanc, précise tout de même Pascal Tarrisson. On est en phase de veille, d’alerte. On se prépare avec un enjeu pour nous : maintenir le plus longtemps possible l’activité normale du CH (bloc opératoire, consultations dans les différents services...). Donc on s’organise, mais on n’a pas à réorganiser comme on a dû le faire lors de la première vague.”
Pour maintenir cette veille sanitaire, le CH travaille avec l’ensemble des établissements du département, publics, privés, Éhpad, “l’objectif étant que chaque  structure sanitaire puisse accueillir des patients Covid dès l’instant qu’ils ne sont pas graves”, expliquait Pascal Tarrisson, par ailleurs président du comité stratégique du Groupement hospitalier de territoire (GHT) cantalien.

Responsabilité individuelle

L’idée est donc de répartir la charge, “pour éviter qu’Aurillac soit “embolisé” par les patients Covid qui nous amèneraient en plus à déprogrammer”. Ceci étant, le GHT a mis en place “une gradation” permettant le transfert au CH aurillacois des cas graves de Covid. Même si le Cantal reste le département de France où la situation virale est la plus basse, “n’empêche que la circulation est en augmentation”. Et Mathieu Kuentz d’insister sur la responsabilité individuelle “pour éviter les chaînes de transmission, éviter d’avoir des clusters énormes et de contaminer les personnes à risques”. Par rapport à la première vague, les établissements n’ont jamais cessé leurs activités. Il ne faudrait pas saturer les services.
Avec un taux d’occupation des lits d’hospitalisation, mais aussi de la réanimation, à 80 % en temps normal, “vous pensez bien que lorsqu’on va greffer le SARS Cov en plus, les viroses respiratoires de l’hiver qui vont arriver, on va forcément arriver en tension”, prévient le biologiste. Alors, en plus “d’appliquer toutes les mesures qui existent pour éviter la transmission du virus”, le docteur et le directeur évoquent d’autres solutions.
“Le message que l’on veut faire passer, c’est de limiter en intérieur les rassemblements familiaux en présence de personnes fragiles. Il faut que ces personnes-là se protègent” car les tentations vont être grandes en cette période. L’autre clé : la vaccination contre la grippe. “La vaccination n’est pas une protection individuelle, mais une protection communautaire. Tout le monde doit donc se faire vacciner”, même si le taux de réponse chez les personnes âgées se situe entre 50 et 60 %, “il est  en revanche de 80 % chez les sujets jeunes”.

Sur le centre hospitalier de Mauriac, douze personnes ont été dépistées positives, dont deux en soins de suite et de réadaptation et dix au sein de l’unité Covid remis en place fin de semaine dernière. Depuis dimanche, toutes les visites au centre hospitalier et à l’Éhpad sont interdites, sauf dérogation. Lundi, un dépistage de masse était programmé au sein de toutes les structures, patients comme personnels.

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