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Copagno veut voir plus haut

L’assemblée générale de la coopérative ovine Copagno s’est déroulée en début de semaine au Theil dans l’Allier.

Et si la filière ovine avait tourné la page des vaches maigres. Les résultats économiques de ces dernières années corroborent en tout cas cette hypothèse. Il faut dire que le secteur était à la peine depuis plusieurs décennies. Longtemps parent pauvre de l’agriculture, la production ovine bénéficie aujourd’hui d’un contexte porteur avec des cours de marché qui se stabilisent à de bons niveaux et une politique agricole commune relativement favorable. Acteur majeur de la production en Auvergne et dans ses pourtours, la coopérative Copagno(1) a décidé d’investir et de soutenir le développement de cette filière prometteuse.

Un service «développement» a vu le jour au sein de la coopérative fin 2014. Le but est de redynamiser la prospection de nouveaux porteurs de projets, sur le terrain, et de communiquer davantage auprès du public sur les atouts d’un atelier ovin. Des recherches de candidats pour la reprise d’exploitations ovines contrecarrant le fort taux de départ à la retraite dans les années à venir, est aussi un objectif de ce service. « Du pôle technique, au pôle commercial en passant par le service administratif et l’approvisionnement, l’ensemble de l’équipe Copagno s’engage à accompagner et à appuyer les nouveaux projets ovins, en complément de ses missions actuelles », résume Paul Bony, président de Copagno. Le chantier de l’appui technique reste aussi une priorité pour la coopérative.

 

Le défi de la productivité

« Les nouveaux montants de l’aide ovine et le lien à la professionnalisation de nos élevages, nous incitent à mieux raisonner notre production, et à la rendre plus efficace (diminution de la mortalité, renouvellement plus rapide de nos reproducteurs, alimentation des cheptels plus efficace…). Nous savons bien, malgré les différences d’approche technique liée à la diversité de nos exploitations, ce qui contribue le plus à l’amélioration de notre revenu : c’est en premier lieu le nombre de kilos de viande ovine que nous sommes capables de mettre en marché avec le minimum d’intrants », explique le président. Si des marges de manœuvre existent, un accompagnement est nécessaire pour les faire émerger. C’est pour partie ce qui a motivé le choix de Copagno de maintenir une équipe technique efficace, tout en se désengageant du processus des aides FranceAgrimer en région. « Nous ne pouvions plus accepter de voir nos techniciens consacrer un temps toujours plus long à l’élaboration des dossiers administratifs, qui les éloignait de nos bergeries et ne nous garantissait plus un montant de subventions pérenne et suffisant », souligne Paul Bony.

Ce choix a impliqué une contractualisation directe entre la coop et l’éleveur pour le maintien d’un service jugé « indispensable ».

 

(1) Copagno adhère au regroupement de coopératives Feder qui comprend Global (éleveurs bio en Bourgogne), Socaviac, Limousin Charolais Acor, Terre d’ovin, Axéréal et Dijon Céréales.

En chiffres

Copagno compte 318 adhérents principalement installés dans l’Allier, le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire, le Cantal, mais aussi du côté de la Loire, du Cher et de la Creuse. En 2014, la coopérative disposait de 91 107 brebis. Depuis cinq ans, les résultats de Copagno sont positifs. Accompagnée par ses partenaires de l’aval, la coopérative souhaite toujours développer des produits sous signes de qualité (label rouge pays d’Oc, label rouge Tendragneau, CCP origine et qualité Carrefour, agneaux bio…), gage de meilleure rémunération.

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