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COP 21, l’agriculture s’invite dans les débats

Invité par la Fnsea 63, Nicolas Hulot propose d’initier, en amont de la COP 21, deux concertations sur le potentiel de l’agriculture pour participer aux défis climatiques.

Des discussions constructives entre (de gauche à droite) B. Duprat, S. Jouberton, JP. Thenot, N. Hulot et B. Dufayet.
Des discussions constructives entre (de gauche à droite) B. Duprat, S. Jouberton, JP. Thenot, N. Hulot et B. Dufayet.
© FNSEA 63

Profitant du déplacement de Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République Française pour la protection de la planète, à La Bourboule, pour une conférence sur le climat, la Fnsea 63 l’a invité à venir échanger avec quelques agriculteurs sur les atouts de l’agriculture en matière de lutte contre le réchauffement climatique. La rencontre a eu lieu à St Martin de Tours sur l’exploitation d’Alain Valleix.

 

Energie photovoltaïque, améliorer l’existant

Installés sous une toiture équipée de panneaux solaires, les agriculteurs présents ont fait part de leur intérêt pour cette technologie mais également des freins qui leur sont opposés. Ont ainsi été cités : délais de raccordements démesurés, contraintes techniques franco-françaises et l’instabilité des prix de rachat de nature à remettre en cause L’intérêt même d’un projet. Nicolas Hulot, s’est dit convaincu que «le potentiel agricole est indispensable pour répondre aux objectifs que la France s’est fixés dans la loi de transition énergétique.» Il s’est donc proposé d’organiser en amont de la COP 21, un groupe de travail avec l’ensemble des acteurs des filières énergétiques et les représentants de l’agriculture pour trouver des solutions et «faire mieux ensemble». Il a, par exemple, été évoqué la possibilité de réserver une part des appels d’offres à l’agriculture.

 

Stratégie bas carbone

Après avoir rappelé quelques chiffres clé de l’élevage, Bruno Dufayet, membre du bureau de la FNB, insiste sur la fragilité de l’agriculture face aux attaques récurrentes sur ses émissions de CO2 (pollution des tracteurs, production de méthane par les vaches…), alors qu’on oublie systématiquement ses apports en termes de puits à carbone (prairies), de valorisation de surfaces herbagères… Il souligne la nécessité d’une approche globale de l’impact de l’agriculture sur l’environnement, au-delà de l’acte de production.

Malgré les écueils que peut présenter le marché du carbone, Nicolas Hulot affirme qu’il est indispensable pour que l’objectif de la réduction des émissions de CO2 soit pris en compte par tous. Attentif à la situation spécifique de l’agriculture, il propose d’organiser une table ronde avec les ministres de l’Agriculture et de l’Ecologie ainsi que les représentants de la profession et les associations environnementales pour apporter de l’objectivité dans l’analyse des pratiques et valoriser ce qui se fait déjà pour réduire les émissions de CO2.

Ces deux rendez-vous imaginés à l’occasion de cette rencontre informelle entre les agriculteurs et envoyé spécial du Président de la République Française, laissent envisager que l’agriculture puisse être considérée à sa juste place dans les prochains débats de la COP 21, à condition que les Ministres prennent leurs responsabilités…

 

Chiffres clés

90% de l’alimentation des troupeaux de ruminants sont produits sur l’exploitation

80% de la ration des bovins allaitants français est composée d’herbe

1 ha de maïs grain c’est 35 tonnes d’oxygène générées par la photosynthèse qui repart dans l’atmosphère, soit 2 fois plus qu’1 ha de forêt.

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De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
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