Comme pour la loi Égalim 1, l’application d’Égalim 2 aux coopératives se fera au travers de leurs textes propres (statut ou règlement intérieur), qui devront comporter des « dispositions produisant des effets similaires » à la loi. Il s’agira surtout « de mettre en place les indicateurs interprofessionnels, notamment de coût de production », résume Bruno Colin, président du pôle animal de la Coopération agricole. Un travail « fortement engagé » dans les coopératives qui sera « globalement » bouclé pendant les premières semaines de 2022, affirme-t-il dans un entretien à Agra Presse. « S’il faut modifier les statuts, il faut une assemblée générale extraordinaire. S’il s’agit du règlement intérieur, il faut réunir le conseil d’administration », précise cet éleveur de Meurthe-et-Moselle. « Les réponses [du ministère] viennent au fur et à mesure. On n’a pas encore 100 % des réponses, et j’imagine que tout ne sera pas prêt au 31 décembre. » Schématiquement, Égalim 2 « nous amène à étendre le principe de contractualisation qu’on a déjà en Label rouge », résume Bruno Colin. Une démarche familière aux coopératives, qui réalisent plus de 70 % des volumes de ce signe de qualité. Par ailleurs, l’engagement sera « réciproque »entre les adhérents et leur coopérative, rappelle l’élu : « Les adhérents devront respecter un taux minimum d’apport de 75 % de leur production. » Le même seuil s’applique aux organisations de producteurs non commerciales (OPNC, sans transfert de propriété), dont les membres s’engagent à fournir leurs « acheteurs désignés ». Le reste peut être écoulé sur les marchés aux bestiaux, directement auprès d’un abattoir, d’un boucher, en vente directe, etc.
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