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Coopératives, bouchers et abattoirs : pas de bouleversement en vue

Un tiers des bovins élevés en France ne passe pas par les négociants, mais par les coopératives ou, en direct, par les abattoirs et les bouchers. Pour ces types de mise en marché, la contractualisation version Égalim 2 ne devrait pas constituer un bouleversement.

Un tiers des bovins élevés en France ne passe pas par les négociants, mais par les coopératives ou, en direct, par les abattoirs et les bouchers. Pour ces types de mise en marché, la contractualisation version Égalim 2 ne devrait pas constituer un bouleversement.
Un tiers des bovins élevés en France ne passe pas par les négociants, mais par les coopératives ou, en direct, par les abattoirs et les bouchers. Pour ces types de mise en marché, la contractualisation version Égalim 2 ne devrait pas constituer un bouleversement.
© Émilie Durand/Illustration

Comme pour la loi Égalim 1, l’application d’Égalim 2 aux coopératives se fera au travers de leurs textes propres (statut ou règlement intérieur), qui devront comporter des « dispositions produisant des effets similaires » à la loi. Il s’agira surtout « de mettre en place les indicateurs interprofessionnels, notamment de coût de production », résume Bruno Colin, président du pôle animal de la Coopération agricole. Un travail « fortement engagé » dans les coopératives qui sera « globalement » bouclé pendant les premières semaines de 2022, affirme-t-il dans un entretien à Agra Presse. « S’il faut modifier les statuts, il faut une assemblée générale extraordinaire. S’il s’agit du règlement intérieur, il faut réunir le conseil d’administration », précise cet éleveur de Meurthe-et-Moselle. « Les réponses [du ministère] viennent au fur et à mesure. On n’a pas encore 100 % des réponses, et j’imagine que tout ne sera pas prêt au 31 décembre. »
Schématiquement, Égalim 2 « nous amène à étendre le principe de contractualisation qu’on a déjà en Label rouge », résume Bruno Colin. Une démarche familière aux coopératives, qui réalisent plus de 70 % des volumes de ce signe de qualité. Par ailleurs, l’engagement sera « réciproque »entre les adhérents et leur coopérative, rappelle l’élu : « Les adhérents devront respecter un taux minimum d’apport de 75 % de leur production. » Le même seuil s’applique aux organisations de producteurs non commerciales (OPNC, sans transfert de propriété), dont les membres s’engagent à fournir leurs « acheteurs désignés ». Le reste peut être écoulé sur les marchés aux bestiaux, directement auprès d’un abattoir, d’un boucher, en vente directe, etc.

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