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COOPACA : Performance historique malgré les intempéries

L’assemblée générale de COOPACA s’est tenue le 11 décembre 2025 à la salle des fêtes de Saint-Gérand-le-Puy. Les salariés et administrateurs ont présenté le bilan de l’exercice 2024-2025 et les projets 2026. Un invité star a ponctué cette assemblée : Louis Bodin, présentateur météo sur TF1 et RTL.

Des conditions météorologiques difficiles

Jérôme Vandewalle, président de COOPACA, a accueilli l’assistance et introduit le directeur de la coopérative, Yves Courrier, qui a présenté l’exercice couvrant la période du 1er juillet 2024 au 30 juin 2025 et qui concerne donc essentiellement la récolte 2024. 

Yves Courrier est tout d’abord revenu sur les faits marquants de l’année ; une année fortement impactée par des conditions météorologiques difficiles, avec une pluviométrie excessive tout au long du printemps, de l’été et jusqu’à la moisson.

Ces conditions ont entraîné des dégâts importants sur les cultures, affectant à la fois les rendements et la qualité. 

À cela, se sont ajoutés des épisodes orageux particulièrement violents, causant des dommages majeurs sur les parcelles et les infrastructures électriques de nombreux adhérents. 

Bilan des collectes : 165 000 tonnes de céréales engrangées, en léger recul par rapport à l’année précédente. 

Notant la récurrence des incidents climatiques, Yves Courrier a ainsi expliqué l’invitation de Louis Bodin, ingénieur, prévisionniste et météorologue, qui s’est adressé à l’assistance en fin d’assemblée.

 

200 000 tonnes commercialisées malgré les intempéries 

Paradoxalement, la coopérative peut se prévaloir cette année d’une performance historique. Portée par les reports de stocks de la campagne précédente, COOPACA a dépassé pour la première fois le seuil des 200 000 tonnes commercialisées.

Cette réussite est le fruit d’un travail étroit mené en partenariat avec les clients historiques du groupe UCAL, dont COOPACA est membre. 

Poursuivant sur les faits marquants, Yves Courrier a rappelé la reprise, en juillet 2024, de plusieurs sites de l’ex-coopérative Avéal, placée en liquidation. 

Dans le cadre d’un consortium associant les coopératives Euréa et Bourgogne du Sud, sept sites ont intégré COOPACA

Cette organisation concertée s’est révélée efficace dès le premier exercice, d’autant plus que le personnel repris s’est distingué par sa compétence et son professionnalisme. 

L’installation des jeunes agriculteurs demeure un enjeu central pour l’avenir. 

Face au vieillissement de la population agricole, la coopérative a renouvelé et signé des chartes à l’installation avec les Jeunes Agriculteurs de l’Allier et de la Saône-et-Loire, affirmant ainsi son engagement financier et économique en faveur du renouvellement des générations. 

L’exercice a également été marqué par des actions de formation et de gouvernance, avec, pour l’ensemble du Conseil d’administration, la visite du port de La Rochelle, site stratégique pour l’approvisionnement en engrais, et la mise en place réussie des assemblées générales de sections, qui ont favorisé une participation accrue et des échanges plus libres entre adhérents. 

 

Les projets 2026 

Pour l’année 2026, la coopérative COOPACA travaille autour de projets structurants visant à renforcer la performance et la sécurité de ses outils. 

Une réflexion globale sera engagée sur la modernisation et la sécurisation du silo de Varennes-sur-Allier, mis en service en 1975, pour atteindre une capacité de 45 000 tonnes afin d’anticiper la croissance et gérer efficacement les stocks. 

Les travaux ont déjà débuté sur ce site stratégique. 

Autre objectif 2026 : les silos UCAL partagés entre les trois coopératives de COOPACA, Val'Limagne.coop et Sica BB voient actuellement leur capacité doubler, celle-ci devrait atteindre 60 000 tonnes au printemps prochain. 

Parallèlement, un changement majeur du système informatique sera lancé. 

Ce chantier de grande ampleur devra permettre d’harmoniser les outils et les pratiques entre l’ensemble des structures de l’UCAL, afin de gagner en efficacité et en fiabilité. 

Un travail conséquent attend les équipes projet, fortement mobilisées pour mener à bien cette transformation.

Cette assemblée était particulière pour le directeur Yves Courrier qui a annoncé son départ en juin 2026. 

« Les collaborateurs vont me manquer », a-t-il déclaré, ému. 

Remerciant le président, les administrateurs, Yves Courrier a relevé avoir eu des relations fortes et des rencontres fabuleuses tout au long de sa carrière de 42 ans chez COOPACA. 

Le Conseil d’administration a nommé Hubert Souchon comme successeur, épaulé par un comité de responsables d’activité structuré. 

Cette organisation garantit une continuité sereine et prépare l’avenir de la coopérative dans la confiance.

 

Louis Bodin, une intervention attendue

L’intervention du présentateur météo Louis Bodin était attendue ; les téléphones portables se sont élevés au-dessus des têtes pour prendre en photo la star de la télé. 

Motivé par son intérêt pour les enjeux agricoles face au changement climatique et à l’environnement, Louis Bodin a relevé la nécessité de partir de la science météorologique telle qu’elle est, avec ses limites, afin d’éviter les excès d’interprétation qui empêchent une réflexion cohérente sur l’avenir.

Défendant une approche globale et équitable des questions environnementales, Louis Bodin juge que les exigences sanitaires, écologiques et agricoles doivent être universelles, sans quoi elles créent des injustices, notamment pour les agriculteurs français soumis à des normes strictes tout en étant mis en concurrence avec des productions étrangères moins encadrées. 

À l’échelle locale, l’ingénieur-météorologue préconise un aménagement plus cohérent des territoires, notamment autour de la gestion de l’eau et des bassins versants, afin de mieux partager les ressources et corriger les excès de l’agriculture intensive du XXe siècle, sans en nier les raisons historiques.

Concernant l’agriculture, il estime que les agriculteurs font déjà de nombreux efforts et qu’ils doivent surtout être mieux défendus politiquement. 

Malgré les difficultés générées par le changement climatique, Louis Bodin se dit « citoyen optimiste, à tort ou à raison ».

Quant à l’avenir : « les solutions techniques existent, la prise de conscience progresse et, si l’humain redevient humain, on va y arriver ».

 

Lire aussi : Val’Limagne.coop : une assemblée générale entre bilan, transmission et projets

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