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Coop Atlantique confirme son engagement dans la démarche Éleveur et Engagé

© FNSEA NA

Coop Atlantique est une coopérative de consommateurs qui regroupe près de 250 magasins qui rayonnent sur 13 départements : la Vendée, le Cher, l’Indre, l’Indre-et-Loire, le Loir-et-Cher et les huit départements les plus au nord de Nouvelle-Aquitaine. Les responsables des sections bovines concernées se sont réunis le 13 juin dernier à Saintes, en Charente-Maritime, pour faire un point sur la démarche Éleveur et Engagé (ex Cœur de Gamme) et rediscuter de l’engagement de Coop Atlantique.
Thierry Bernier, éleveur dans les Deux-Sèvres et référent de la démarche Éleveur et Engagé en Nouvelle-Aquitaine, a accueilli les responsables des sections bovines départementales ce 13 juin à Saintes. L’objectif premier de cette réunion était de voir comment se déploie cette démarche dans les départements.
En introduction, il a rappelé qu’aujourd’hui, « sur les 12 000 bovins qui se font abattre chaque semaine en France, 4 000 passent dans la démarche Éleveur et Engagé, c’est-à-dire avec un prix qui permet de couvrir les coûts de production ». Thierry Bernier a également cité le chiffre mis en avant par la FNB quelques jours auparavant : une coopérative a redistribué à ses éleveurs près de 390 000 euros de survalorisation par la démarche Éleveur et Engagé sur le dernier trimestre 2016.
Thierry Bernier a donné la parole aux responsables de Charente-Maritime qui ont développé des relations commerciales avec les magasins Leclerc depuis une vingtaine d’années pour faire part de leur expérience. Le tour de table s’est poursuivi par l’intervention de Frédérique Alexandre, qui a présenté la situation dans l’Indre-Et-Loire. À la fin du tour de table, les responsables ont pu constater que de plus en plus d’enseignes sont rencontrées par les sections départementales et que la démarche se déploie sur le terrain, mais force est de constater qu’il reste encore beaucoup de travail et que le déploiement est hétérogène en fonction du nombre de responsables qui s’impliquent dans chaque département.
Pour la deuxième partie de la réunion, Bruno Caillaud, responsable des achats viande pour le groupe Coop Atlantique, était invité à participer. Bruno Caillaud a rappelé que suite à l’engagement de Serge Papin, PDG de Système U, en juin 2016, Coop Atlantique est rentré très rapidement dans la démarche, mais qu’il a fallu quelques mois pour que ça se mette en place. Aujourd’hui, il fournit les 47 boucheries traditionnelles du groupe avec des animaux Éleveur et Engagé. « Acheter des animaux au prix Éleveur et Engagé, ce n’est pas un problème en soi. Par contre, nous voulons être sûrs que la valeur redescende bien à l’éleveur. Au début, j’appelais les éleveurs pour vérifier, mais par téléphone ce n’est pas évident et c’est un travail titanesque ! » assure Bruno Caillaud. Après échanges avec les responsables, Bruno Caillaud a accepté de transmettre les listes des animaux qui passent dans la démarche pour que les sections bovines départementales puissent vérifier la redescente de la valeur auprès des éleveurs. Aujourd’hui, c’est en moyenne 400 euros par animal qui sont redistribués grâce à Coop Atlantique.
Pour lui, il est urgent que tous les magasins entrent dans la démarche pour éviter les concurrences malsaines et pour avoir un dispositif plus simple à gérer. En échange, lui, comme les autres enseignes rencontrées jusqu’à présent, attendent de la part des éleveurs une communication plus locale, mettant en avant les producteurs pour donner envie aux consommateurs d’acheter de préférence les produits Éleveur et Engagé.
Il reste donc encore beaucoup de travail à faire, mais les efforts portent déjà de beaux fruits aux éleveurs.

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