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Contre le campagnol, une lutte précoce, raisonnée et collective

Pour lutter contre les dégâts de campagnol terrestre, un arrêté préfectoral a été adopté en juillet dernier. Encadrée par la Fredon, cette lutte fait appel à plusieurs méthodes complémentaires et exige un respect total de la règlementation.

Nathalie Vanherle et Nicolas Meyrial Lagrange.
Nathalie Vanherle et Nicolas Meyrial Lagrange.
© Marie-Pascale Vincent

Après le canton du Malzieu l’an dernier, le nord de la Lozère dans son ensemble, connaît depuis plusieurs mois une infestation de campagnols terrestres, communément appelés rat taupier. « Les paysans ont l’habitude d’avoir des taupes dans leurs champs » détaille Nicolas Meyrial Lagrange, président de la FDGDON, fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles. Éleveur au sein d’un Gaec à Saint-Léger-du-Malzieu en production bovin lait et bovin viande, il explique. « Je ne m’inquiétais pas plus que cela jusqu’à ce que je participe à une réunion d’information. J’y ai appris à faire la différence entre les dégâts causés par les taupes, de petits tas de terre alignés dans le champ et ceux des rats taupiers qui engendrent une prolifération de mottes sur une même zone. »

De façon à organiser la lutte contre ce mammifère dont la reproduction est explosive, un arrêté préfectoral a été pris le 15 juillet dernier. Et Nathalie Vanherle technicienne auprès de la Fredon, fédération régionale de défense contre les organismes nuisibles, dont dépend la FDGDON, est en poste depuis début juillet à Saint-Chély-d’Apcher pour animer cette lutte.

Suite à lire dans le Réveil Lozère N°1272 du jeudi 28 août 2014, page 4.

Cycle d’infestation

Le cycle d’infestation du campagnol terrestre, pluriannuel, se décompose en quatre phases distinctes : phase de basse densité et phase de croissance, pic de pullulation puis déclin. Le pic de pullulation, moment où la densité de campagnols est la plus forte, dure en général deux hivers. La population décline ensuite spontanément du fait de la concurrence alimentaire, des prédations, maladies, consanguinité.

Lors du pic de pullulation, comme cela semble être le cas sur le canton du Malzieu, il est difficile de mener une lutte efficace. Il faut agir en période de basse densité de populations. À ce titre, la lutte chimique est d’ailleurs interdite par l’arrêté préfectoral dans toutes les communes connaissant une forte infestation ainsi que sur toute parcelle où la densité de campagnols est supérieure à 33 %.

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