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Consommation, abattage, export de viande bovine : où en sommes-nous vraiment ?

La Fédération nationale bovine (FNB), sources officielles à l'appui, objective la situation de marché qui ne justifie en rien, selon le syndicat, les baisses de prix payés aux éleveurs.

Les troupeaux souffrent actuellement de la canicule.
Les troupeaux souffrent actuellement de la canicule.
© Sophie Chatenet

La consommation de viande bovine a augmenté de 1% sur les quatre premiers mois de 2026

Selon l'Idèle, la consommation de viande bovine, calculée par bilan (qui comptabilise tous les circuits de distribution) est en hausse de 1 % sur les quatre premiers mois de 2026. De plus, contrairement à la situation européenne, en France, les imports de viande bovine sont stables depuis le début d’année.

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Qu'en est-il du volume d'animaux en ferme ?

Les données confirment une érosion continue du potentiel de production puisque la France a perdu 1,3 million de vaches (laitières et allaitantes) en 10 ans, ce qui représente une baisse de 16 %, amputant de fait la capacité de production.

Selon l'Idèle, sur la campagne 2024-2025, largement impactée par les crises sanitaires, les naissances ont été amputées de 320 000 veaux (allaitants et laitiers), qui ne sont donc pas disponibles pour le marché. De plus la crise sanitaire passée n'a pas entraîné un rebond des naissances puisque de juillet 2025 à avril 2026, les naissances en races allaitantes ont reculé de 1 %.

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« Cette situation traduit une baisse, existante et durable de l’offre, qui constitue un facteur de soutien des prix à court et moyen terme », analyse la Fédération nationale bovine dans un communiqué de presse.

Les abattages de bovins se maintiennent, l'export n'est pas à l'arrêt

Concernant les abattages, les chiffres sont sans appel : les niveaux restent élevés, malgré une baisse structurelle des animaux disponibles. Depuis le début de l’année, la production de viande bovine affiche seulement un léger retrait de 1,7 %. Sur les quatre dernières semaines, les abattages baissent de seulement 4,4 % en nombre de têtes, dans un contexte pourtant marqué par la décapitalisation.

« En mai, certains abatteurs annonçaient un coup de frein brutal, voire des arrêts d’activité avec des frigos pleins. Les chiffres factuels disent exactement l’inverse. Une fois encore, les faits démentent les discours de pression relayés sur le terrain ! », dénonce la FNB.

320 000 broutards français exportés depuis début 2026

Du côté de l'export, certes, les volumes ont reculé de 15 % entre le 1er janvier 2026 et le 15 mai 2026, mais la France a exporté plus de 320 000 broutards. Selon les chiffres fournis par Interbev, les disponibilités étant en baisse du fait de la décapitalisation et des crises sanitaires, il n’est pas surprenant que les exports le soient également. En parallèle, on note un bon dynamisme des achats de broutards par les engraisseurs français sur le premier trimestre. « Alors que les charges continuent de progresser, les baisses de cotations viennent se superposer à cette pression déjà forte sur les exploitations. Une double peine pour les éleveurs, totalement injustifiable », dénonce la FNB.

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