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Filières élevage
Consolider le maillage en abattoirs de boucherie

Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, lance un plan d'action pour consolider le maillage en abattoirs de boucherie au bénéfice des filières de l'élevage et des territoires.

Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, veut impulser une approche territorialisée de gestion des abattoirs de boucherie
Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, veut impulser une approche territorialisée de gestion des abattoirs de boucherie
© © Gutner Archives

Face aux difficultés conjoncturelles importantes auxquelles fait face le secteur des abattoirs, l’État souhaite engager une action collective associant les acteurs professionnels et les collectivités territoriales pour construire une stratégie territorialisée de gestion des abattoirs de boucherie au bénéfice des filières d’élevage. Dans un communiqué récent, le ministère de l'Agriculture évoque en effet un contexte compliqué pour les filières d'élevage, "marqué par une décapitalisation forte ces derniers mois, combinée à une augmentation du coût de l’énergie et à l’inflation". Une  conjoncture susceptible de menacer la pérennité des abattoirs de boucherie les plus fragiles.

Une démarche en quatre axes
Faisant référence aux 233 abattoirs de boucherie répartis sur tout le territoire français, le ministère reconnaît  que "les abattoirs ont un rôle majeur dans les filières animales et dans la chaîne alimentaire"  et qu’ils constituent "un point de passage obligatoire pour les animaux de rente dont la viande est livrée à la consommation. Pourvoyeurs de services et d’emplois, ils constituent des acteurs essentiels de l’économie de nos régions" .
Aussi,  pour préserver un maillage pertinent au niveau de chaque territoire et  garantir ainsi la pérennité des filières d’élevage, Marc Fesneau, souhaite impulser une approche territorialisée de gestion des abattoirs de boucherie.
La démarche, initiée en collaboration avec les filières professionnelles et les collectivités territoriales, se décline en quatre axes :
- Interroger dans chaque région l’adéquation entre le besoin et l’offre en matière d’outils d’abattage,  sur le court, moyen et long  terme, pour ensuite identifier les axes d’amélioration et d’adaptation pertinents par bassins.
- Développer une méthodologie harmonisée permettant d’évaluer les forces et les faiblesses d’un abattoir de boucherie. Les problématiques susceptibles d’impacter la viabilité d’un abattoir sont, en effet, de diverses natures : enjeux sanitaires, enjeux de protection animale, équilibre financier, gouvernance et direction de l’abattoir, stratégie d’entreprise, etc.
- Recenser dans un document unique des outils mobilisables par les différents acteurs pour accompagner les établissements en difficultés sur les plans économique et sanitaire.
- Améliorer la synergie existante entre les différents services de l’État au bénéfice de l’accompagnement des abattoirs.
Cette démarche, selon Marc Fesneau, doit  "garantir le développement d’un réseau d’établissements d’abattage répondant aux besoins des filières d’élevage dans le cadre d’une approche territorialisée pensée en amont".
 

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