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Fromage
Communication et recherche font avancer le St nectaire

L’Interprofession Saint-nectaire (ISN) a tenu son assemblée générale le 27 avril dernier. A l’ordre du jour, le bilan complet de l’activité 2011 du syndicat.

Bernard Blay, directeur de l’ISN et Jean-Luc Dischamp, président de l’ISN ont annoncé prochainement des travaux de réhabilitation dans un bâtiment de la commune de Besse-en-Chandesse. L’emménagement de l’Interprofession est prévu pour 2013.
Bernard Blay, directeur de l’ISN et Jean-Luc Dischamp, président de l’ISN ont annoncé prochainement des travaux de réhabilitation dans un bâtiment de la commune de Besse-en-Chandesse. L’emménagement de l’Interprofession est prévu pour 2013.
© M. Brut

Les producteurs laitiers, fermiers, les affineurs et les transformateurs de Saint-nectaire se sont réunis le 27 avril dernier, sur la commune de Besse-en-Chandesse dans le Puy-de-Dôme, pour l’assemblée générale de l’Interprofession. Jean-Luc Dischamp, président, et Bernard Blay directeur de l’ISN ont exposé le bilan de l’année 2011 ainsi que les projets à venir.

 

Le St nectaire en tête

L’ISN a enregistré pour l’année 2011 une production en hausse. Ainsi, par rapport à l’année 2010, 14 234 tonnes de St nectaire (toute catégorie) ont été produites soit 13 % de plus. Le fromage fermier est en tête de l’augmentation avec plus 25 %. Malgré la baisse de consommation de fromages AOP en France, le St-nectaire maintient ses ventes. Une situation attribuée aux campagnes de promotion et de communication. L’ISN a en effet dépensé plus d’1 million d’euros en 2011 pour que le fromage soit en première page. Les nouvelles affiches ont d’ailleurs suscité de nombreux échanges durant l’assemblée. Enfin, l’utilisation de spots publicitaires télévisés a été présentée comme « l’unique solution pour améliorer la notoriété du fromage », selon les experts. La Commission promotion et le conseil de l’ISN sont en pleine réflexion sur ce sujet.

 

La recherche avance

Dans le souci de favoriser une production de qualité dans les élevages, l’interprofession a signé avec l’INRA un contrat d’expérimentation sur le thème : «Réponse des vaches laitières à différentes combinaisons alimentaires».

La fin des quotas en 2015 et l’augmentation régulière des matières premières sont autant d’obstacles à la production laitière de montagne. Les éleveurs doivent alors jouer sur les atouts de leur localité, notamment le fourrage. L’étude menée par l’INRA a donc pour but de valoriser les territoires herbagers d’altitude. Une première expérimentation a été présentée au cours de l’assemblée générale de l’ISN en 2011. Elle comparait deux systèmes différents, BOTA et PEPI.

Le premier porte sur la biodiversité des prairies et le second sur les innovations techniques concernées également par les problèmes environnementaux. Les résultats ont alors montré une nette différence de production laitière ainsi qu’un taux de reproduction inférieur pour BOTA.

La seconde expérimentation, présentée le 27 avril, étudiait deux systèmes d’alimentation hivernale. Le premier, dit Foin, dont la ration journalière était composée de 65 % de foin et 35 % de regain. Le second, nommé Ensilage, composé de 50 % d’ensilage d’herbe, 35 % de regain et 15 % de foin. Les résultats ont pour objectif de mettre en avant la meilleure ration et de l’optimiser pour augmenter la production. Les premiers chiffres concluent que le lot Ensilage permet une lactation de 3 292 kg contre 2 978 kg pour le lot Foin. Pour être abouties, ces données devront être complétées par des résultats économiques qui seront disponibles l’année prochaine, lors de l’assemblée générale.

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