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Agronomie
Comment optimiser sa pulvérisation ?

Coûteux et nocifs, les produits phytosanitaires doivent faire l'objet d'une attention particulière au moment de leur
application afin d'optimiser leur usage.

Pulvérisateur
La pulvérisation à bas volume permet d’optimiser ses traitements phytosanitaires.
© DR

Un bon traitement phytosanitaire est un traitement réalisé au bon moment et dans de bonnes conditions pour optimiser tout son usage et éviter les passages inutiles. Une réflexion et une technicité d'autant plus importante à s'approprier aujourd'hui que le nombre de molécules homologuées ne cesse d'être réduit. Petit rappel avant de commencer la saison...

La bas volume : la technique qui optimise

Lors de l'intervention, il est essentiel de rechercher une répartition homogène du produit et un nombre d'impact suffisant sur les plantes en fonction du produit. Il faut compter entre 20 à 30 impacts/cm2 pour les insecticides systémiques, herbicides de pré-levée et herbicides systémiques. Les insecticides de contact et fongicides systémiques auront besoin de 30 à 40 impacts/cm2 tandis que les herbicides et fongicides de contact nécessiteront entre 50 à 70 impacts/cm2. 
Le volume de bouillie est également à raisonner avec cette référence de 60 à 90 L/ha. On parle alors d'un traitement à bas volume. Malgré tout, il permet d'obtenir des gouttes assez peu sensibles à la dérive et une couverture de 40 à 60 impacts/cm2, quel que soit le produit utilisé.
La réduction des volumes de bouillie à l'hectare offre également les avantages de réduire la charge de transport en eau, rouler plus vite dans les champs et se positionner au plus près des bonnes conditions de traitement pour maximiser l’efficacité. Attention toutefois, cette technique demande de la rigueur notamment dans le choix des buses, leur calibre et la vitesse d’avancement, tout en réalisant une couverture optimale. Il ne faut pas non plus oublier que les bas volumes ne sont pas à pratiquer de la même manière avec tous les produits !

Les conditions météo, la clé de voûte de la pulvérisation

Le choix du produit, le stade de la plante et/ou de l'invasion, la technique... sont autant de critères sur lesquels il faut se pencher mais ils ne prévalent pas sur les conditions climatiques. Le vent est le pire ennemi de la pulvérisation. La réglementation impose de traiter par vent inférieur à 19 Km/h mais les recommandations agronomiques font état d'un vent maximal de 5 à 10 Km/h. A noter que le vent est plus faible la nuit et en début de matinée. L'hygrométrie n'est pas à négliger puisqu'elle permet une meilleure absorption du produit par les plantes et évite son évaporation (20% du produit est perdu si l'humidité relative est de 60%). Elle doit être supérieure à 80% et encore une fois c'est très tôt le matin qu'elle sera à son maximum.
Enfin, la température joue un rôle primordial notamment pour les produits systémiques qui demandent un temps poussant pour être efficaces puisque transportés par la sève. Des températures entre 5°C et 15°C sont idéales.
Bien d'autres connaissances sont à acquérir avant de se lancer dans le bas volume et l'optimisation phytosanitaire. Le choix et l'utilisation d'adjuvants, des susbtances actives ou encore l'ordre d'introduction des produits dans la cuve sont autant d'informations à connaître.

 

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