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Prédation
Comment choisir son chien de protection ?

Comment choisir son chien de protection ? Le dresser ? L'introduire dans le troupeau ? L'Idele a développé un réseau national devenu référence sur le sujet.

Chien de protection patou dans son troupeau
Chien de protection dans son troupeau.
© Mélodie Comte

Grâce à une morphologie imposante, le chien de protection est reconnu comme étant un moyen de protection des troupeaux. Mais, pour qu'il remplisse son rôle et soit efficace, certaines règles doivent être respectées au moment de son choix, de son introduction dans le troupeau et de son utilisation. l'Institut de l'Élevage-Idele est devenu ces dernières années la référence en la matière grâce à son réseau technique national. Ce dernier a développé une offre d'accompagnement complète à destination des éleveurs et bergers. Du guide de l'utilisateur aux formations sur le terrain en passant par des vidéos techniques et pédagogiques, tous les conseils à suivre pour que le chien de protection exprime au mieux ses capacités et devienne réellement un partenaire de travail, efficace, facile d'utilisation et en qui le maître a confiance, sont disponibles.

Comment choisir son chien ?

Investir dans un chiot ayant des origines reconnues est une condition sine qua non pour espérer avoir un chien de protection efficace.

Les races de chiens de protection ont des atouts comportementaux et morphologiques pour exercer leur rôle. Ils ont une robe de couleur claire (gris ardoise,blanche ou jaune pâle) dont les poils longs rappellent grossièrement l’aspect de la laine de moutons. Ils sont de grande taille (plus de 60 cm au garrot) et ont une tête de type molossoïde, aux angles arrondis, et au museau large et non pointu. Leurs oreilles sont petites et triangulaires aux extrémités arrondies tombant à plat contre la tête.

Les chiens de protection se déplacent calmement au milieu d’un troupeau, tête et queue basses. Ces caractéristiques physiques font que les animaux ne perçoivent pas les chiens comme des prédateurs et les assimilent à des congénères. Les chiens sont alors vite acceptés par le troupeau et peuvent plus facilement l’intégrer. En Europe, environ 24 races différentes de chiens de protection des troupeaux sont reconnues par la Fédération Cynotechnique Internationale.

Prendre un chiot issu d’une mise bas d’automne est souvent approprié puisqu’il aura ainsi tout l’hiver pour se familiariser avec le troupeau. Il est préconisé d’introduire le chiot dans un lot d’animaux en bergerie. En effet, en extérieur, le chiot risque de rester souvent à l’écart. Le lot d’animaux ne doit pas forcément être important  mais d’une dizaine d’individus au minimum. Les animaux qui conviennent le mieux sont des agnelles ou chevrettes de renouvellement, de plus de 3 mois, ou des brebis à l’entretien.

La mise en place d’un chien de protection demande un peu de disponibilité. Le chiot peut en effet montrer de mauvais comportements tels que la poursuite des animaux, le mordillement d’oreilles... Si l'éleveur intervient dès leur apparition, il découragera ses comportements qui disparaîtront.

Un guide pratico-pratique

Le chien est un des outils à la disposition des éleveurs mais son utilisation ne s’improvise pas et les bonnes pratiques en matière d’introduction doivent être développées. Pour aider les éleveurs dans leurs démarches, l'Institut de l'Élevage-Idele a rédigé notamment un guide technique de l'utilisateur du chien de protection des troupeaux (disponible gratuitement en intégralité sur leur site internet : guide complet ). 

guide  des utilisateurs chiens

Il résume les points les plus importants relatifs au choix, à l’introduction et à l’utilisation de chiens de protection mais n’est pas exhaustif. Il est complémentaire aux formations collectives et aux accompagnements individuels dispensés par le réseau Idele et ne saurait se suffire à lui-même pour conseiller les éleveurs.

À lire aussi : Cercle 2, cercle 3... Quelles différences ?

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